LES VENDANGES
Depuis rheureoù les grands coteaux sortent des ombres, Avec des contours bleus sur le ciel du matin, Dans le jour indécis, sur les flancs du ravin. Les cueilleurs sont perdus au cœur des vignes sombres.
Le brouillard de la nuit flotte encore sur Teau, Les cimes des rochers déjà sont éclairées.
Sur les vignes, les pins ont des branches dorées. Les fermes aux toits clairs brillent sur le coteau.
Sous les larges chapeaux de paille, les cuei lieuses Cherchant, dans le feuillage humide, le raisin, Remplissent leur panier, au lever du matin Dont les rayons baignent les vignes lumineuses.
Dans Taurore, Ton voit les porteurs s avancer Impassibles et droits, comme de beaux athlètes, Et poser en riant, sur les lourdes charrettes. Les comportes de fruits,d'un geste cadencé.
Au fond du chemin creux montant aux métairies. Sous les sonores fouets des conducteurs nerveux, A grands coups de collier, les chevaux gris et bleus Tirent les chars dont les essieux sous le poids crient.
Maintenant, la lumière a noyé les coteaux.
Dans les vignobles clairs s'avancent les cueilleuses. Partout, dans le matin, les cris, les voix heureuses Se dispersent, multipliés par les échos.