‹ L'âge difficile; comédie en trois actesChapitre 43 sur 81 · C II A M B R A Y · texte numérisé non relu

C II A M B R A Y

Ce n'est pas sérieux, Jeanne ? Réfléchis un peu, mon enfant. J'ai eu tort de répondre un peu brutalement à tes questions; j'aurais dû ronger qu'une jeune femme et un \ieil homme ne pouvaient voir ces vilaines réaHté&-lâ du même œil. Mais, je te l'affirme à présent, Pierre n'est pas -i coupable que tu te l'imagines. Il n'aime pas Sfoyo; 06 n'est pas son cœur qu'il lui a donné, et ce n'est pas. par le cœur qu'elle le tient, tu peux en être sûre. Alors ?

JEAN.N Bi

C'est vous maintenant qui ne comprenez pas, parrain. S'il l'aimait vraiment, avec son cœur, ce serait plus triste en un sens, mais je trouverais peut-être sa conduite moins monstrueuse.

CIIAMURAY.

On dit cela. .Mais, s'il avait pour elle une véritable passion, tu dirai? : « Si encore ce n'était qu'un caprice d'homme ! »

JEAXM .

l'eut-être, (lela prou\C que. quelle que Soit l'espèce «le BB

trahison, j'ai de quoi souffrir... Et c'est pourquoi je \eux m'en aller, demander le divorce...

Je te répète (pie tu aurais tort. Un raccommodement tel quel vaudra toujours mieux, crois-moi.

h: INNE.

Non, parrain.

C'est bien la peu-

JEANNE

Oui.

CHÂHBRAY.

Elle est i né vocable?

JEANNE

Irrévocable.

CIIAMBRAY.

Eh bien... soit. Je pourrai me rendre cette justice que j'ai tout fait pour empêcher ce dénouement. Mais, après tout, il aura le mérite des solutions nettes... Pierre n'est pas méchant; mais il est faible, très faible; il pourrait recommencer; tu ne serais jamais tranquille... Et puis, veuxtu que je te dise, Jeanne ? Nous ne serons peut-être pas si malheureux. Ps'ous vivrons tous deux, comme autrefois, quand tu étais petite. Est-ce que nous étions si à plaindre, dis? Et ce sera encore mieux qu'autrefois, puisque nous

aurons avec nOUS tes deux petits. (Jeanne s'est mise & pleur.'i.)

Ne pleure donc pas... Jeanne, je t'en supplie, ne pleure pas 1

JEANNE

Ah! mon parrain! mon cher parrain I

DU m ji'tii' nu son Apaole.

CHAMBRAT*

La... là... c'est fini... Et maintenant, Jeanne, il faut que tu dm pardonne».

JEANNE

Quoi donc, parrain?

cil a M BKAY.

i><- l'avoir donné un pareil mari. Je ce pouvais pas pré voir... il lemblail t'aimer; Il ne te déplaisait i»a.->; j'avais

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