‹ L'âge difficile; comédie en trois actesChapitre 48 sur 81 · MA RT ION Y · texte numérisé non relu

MA RT ION Y

Ce n'est pas toi qui as trouvé ça toute seule.

JEANNE

Dites tout de suite que je suis trop bétel... Le mieux esl de nous séparer, Pierre. Vous pardonner, je ne saurais, eat je me souviendrais toujours. Et puis vous êtes faible; vous pourriez recommencer; je ne aérais jamais tranquille... Je partirai, avec mes petits enfants, et je ne vous verrai jamais plus...

MAUTIG.NY .

Mais c'est idiot, ce que tu dis là ! C'est tellement idiot que... Tiens, je ne lutte plus. Fais ce que tu voudras.

JEANNE

Vous êtes résigné ?

MARTIGNY

C'est encore le plus court.

JEANNE

Alors, adieu.

MARTIGNY

Adieu, (un long silence. Elle reste assise, Immobile. 11 se promène ra pronim.'lant. Tout à coup, en passant auprès d'elle :) ÏU SÎIÎS que je 1Î1C

bats avec Montaillc?

JEANNE, se dressant, avec un cri involontaire.

Pierre !

MARTIGNY

Eh bien, non, là, ça n'est pas vrai... Montaillc ne siil rien; il ne veut rien savoir, c'est môme sa force. Il m'a tendu la main en B'en allant... J'ai voulu t'éprouver, et ça a réussi.

JEANNE

Vous vous trompez. J'ai eu un mouvement tout irréfléchi, que vous avez provoqué par une ruse indigne. Cela ne prouve rien. C'est une offense ajoutée à d'autres, voilé tout.

MAHTIGNY.

Tu m furieuse de L'être trahie, ma petite Jeanne, mais la façon don! tu ai crié « Pierre 1 »> prouve que tu m'aimes encore un peu, Bt, puisque tu m'aimes encore un peu, tu

rai me pard ier, J'en suis lûr... Mais oui 1 mais oui!...

Écoute, je me suis très mal conduit, et tu as le droit de

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