‹ L'âge difficile; comédie en trois actesChapitre 5 sur 81 · SCÈNE III JEANNE, MADAME MÉRIEL · texte numérisé non relu

SCÈNE III JEANNE, MADAME MÉRIEL

JEANNE, allant au devant de la dame, à droite.

C'est très aimable à vous, madame... Voulez-vous que nous entrions?

MADAME MÉRIFL.

Est-ce la peine? Nous sommes très bien ici, et vous me feriez tant de plaisir en ne me recevant pas tout à fait comme une étrangère !

JEANNE

Asseyons-nous donc.

Elles s'asseyent sur des cnaises de jardin.

MADAME MÉRIEL.

Comme il fait bon ! Très agréable, ce jardin. Et la maison est jolie.

JEANNE

Oui, et je les regretterai un peu.

MADAME MÉRIEL.

Vous allez les quitter?

JEANNE

Nous ne sommes que locataires ; nous, c'est-à-dire mon oncle. Et nous avons fait construire près de l'usine une maison plus grande, où nous nous installerons tous trois après l'automne.

MADAME MÉRIEL.

C'est, je pense, monsieur votre oncle que j'ai tout à l'heure aperçu de loin, au bord de l'eau, avec les enfants?

JEANNE

Oui, madame.

MADAME MÉRIEL.

Il a l'air de les adorer.

JEANNE

Il l«s gâte. Il nous gâte tous.

H \i> \ m i: m Mina.

.M. Chambra] es4 tant doute... veuf?

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