ACTE DEUXIÈME
CHAMBRAY
Ne te force pas, ma petite Jeanne, et ne te crois pas obligée d'exprimer ce que tu ne sens plus. Pierre n'estil pas ton mari? 11 paraît que je l'avais oublié. Tu ne l'avais pas assez? Eh bien! maintenant, tu l'auras tout le temps, tu l'auras tout ton saoul, et je Qfl te gênerai plus. Adieu.
11 mi pi • s du la porte. Martigny s* place entre la porte et lui. MARTIGNY.
Jeanne disait bien, monsieur: ma pensée n'a jamai
de vous séparer de votre nièce... Mais, puisque vous le prenez ainsi... c'est à nous de partir, car nous sommes ici chez vous. Le pavillon tle l'usine est prêt. Nous pouvons emménager dès ce soir.
CHAMBRAY, redescendant.
Soit! Mais alors faites vite.
MARTIGNY
Viens, Jeanne.
JEANNE
Je vous verrai tous les jours, parrain.
CHAMBRAY
C'est inutile, Jeanne.
JEANNE
Je vous enverrai les enfants.
t. h ami; H A Y.
Pas d'aumône.
JK \NNE.
Mais vous allez du moins les embrasser?
CHAMBRAY
Non.
JEANNE, lui tendant le front.
Mon parrain!...
Chanibray la baise froidement sur le front. CHAMBRAY.
Adieu.
Martigny entraîne Jeanne et sort avec elle par la porte de droite.