ACTE TROISIÈME
Cil AMBRAY.
C'est moi qui l'ai piqué... là, à côté de la moustache... Je ne sais pas comment j'ai l'ait, par exemple. Je croyais qu'il était Tort, ce gredin-là... C'est lui qui te disait...
GERTRUDE
Moi, j'en ai été malade.
CHAMBRAY
Tu es une brave tille, Gertrude... Je t'ai laissée libiv dfl suivre ma nièce ou de rester avec moi. Tu es rester.
GERTRUDE
Je savais que c'était vous qui seriez le plus malheureux.
CHAMBRAY
Eh bien, tu te trompes, je ne suis pas malheureux du tout.
GERTRUDE
Seulement, vous n'êtes pas gai.
CHAMBRAY
Je ne suis pas triste... Tu me soignes très bien ; tu me mets dans du coton... Et puis, maintenant, je tais tout ce que je veux, je suis libre, je n'ai à m'occuper que de moi... C'est très agréable... Dis donc, Gertrude , ma nièce n'est pas revenue?
GERTRUDE
Vous n'avez pas voulu la recevoir. Elle se l'est tenu pour dit.
CHAMBRAY
Elle a bien fait.
82 IMG! DIFFICILE.
GERTRUDE
Et si elle revient ?
CHAMBRAY
Je ne veux plus la voir, tu entends ? jamais.
GERTRUDE
Et M. Martigny ?
CHAMBRAY
Encore moins.
GERTRUDE
Et les enfants?
CHAMBRAY
Non plus.
GERTRUDE
Bien, monsieur... Mais ce n'est pas la peine de guetter comme ça à la fenêtre. Ce n'est pas leur heure.
CHAMBRAY
Qu'est-ce ijue tu \euxdirc?
QKRTRUDB.
Que, devant la fenêtre, il y a une avenue, el <\uc le» petits
ii tous les jours au bout de cette avenue-là. Vous les
avez aperçus hier, de loin. Qi ellaienl avec leur bonne chez
la vieille dame des Tilleuls... Mais aujourd'hui, vous ôtes
••H avance, il- ne passeronl que dans une heure.
r.i es itupide, Gertrode... Laisse-moi.
Bien, monsieur