‹ L'âge difficile; comédie en trois actesChapitre 59 sur 81 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Cil AMBRAY.

C'est moi qui l'ai piqué... là, à côté de la moustache... Je ne sais pas comment j'ai l'ait, par exemple. Je croyais qu'il était Tort, ce gredin-là... C'est lui qui te disait...

GERTRUDE

Moi, j'en ai été malade.

CHAMBRAY

Tu es une brave tille, Gertrude... Je t'ai laissée libiv dfl suivre ma nièce ou de rester avec moi. Tu es rester.

GERTRUDE

Je savais que c'était vous qui seriez le plus malheureux.

CHAMBRAY

Eh bien, tu te trompes, je ne suis pas malheureux du tout.

GERTRUDE

Seulement, vous n'êtes pas gai.

CHAMBRAY

Je ne suis pas triste... Tu me soignes très bien ; tu me mets dans du coton... Et puis, maintenant, je tais tout ce que je veux, je suis libre, je n'ai à m'occuper que de moi... C'est très agréable... Dis donc, Gertrude , ma nièce n'est pas revenue?

GERTRUDE

Vous n'avez pas voulu la recevoir. Elle se l'est tenu pour dit.

CHAMBRAY

Elle a bien fait.

82 IMG! DIFFICILE.

GERTRUDE

Et si elle revient ?

CHAMBRAY

Je ne veux plus la voir, tu entends ? jamais.

GERTRUDE

Et M. Martigny ?

CHAMBRAY

Encore moins.

GERTRUDE

Et les enfants?

CHAMBRAY

Non plus.

GERTRUDE

Bien, monsieur... Mais ce n'est pas la peine de guetter comme ça à la fenêtre. Ce n'est pas leur heure.

CHAMBRAY

Qu'est-ce ijue tu \euxdirc?

QKRTRUDB.

Que, devant la fenêtre, il y a une avenue, el <\uc le» petits

ii tous les jours au bout de cette avenue-là. Vous les

avez aperçus hier, de loin. Qi ellaienl avec leur bonne chez

la vieille dame des Tilleuls... Mais aujourd'hui, vous ôtes

••H avance, il- ne passeronl que dans une heure.

r.i es itupide, Gertrode... Laisse-moi.

Bien, monsieur

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