SCÈNE 11 CHAMBRAY, puis MARTIGNY
CHAMBRA Y, ieul.
Si elle croit que je suis assez bote pour me soucier de deux bambins... qui m'ont, sans doute, déjà oublié, lés pauvres petits.
Bruit de voix dans la cou:
MARTIGNY, dans la coul
Et moi, je vous dis quo j'entrerai! (Forçant la porte.) Kt j'entre !
CHAMBRAY
Vous, monsieur .'
MARTIGNY
Oui, moi.
Kt si je vous flanquais à la porte?
MARTIGNY
Je vous en défie bien !... Monsieur Cbambray, il faut que vous m'entendiez, il le faut. J'ai tant à vous dire... que je ne sais par où commencer... Je ne peux pas oublier que vous êtes mon maître et l'oncle de Jeanne ; d'autre part, vous avez fait une chose qui montre bien que vous avez
encore de l'amitié pour nous... Et je vous ensuis reconnaissant... et pourtant j'aurais le droit de m'en plaindre, car c'est très généreux, mais c'est aussi très offensant pour moi... Et, tout de même, il est impossible qu'après cela nous restions brouillés ; cela nous ferait, à nous, un rôle trop odieux... que je vous reproche de nous avoir donné, tout en étant touché du sentiment... Enfin, vous voyez bien qu'il faut que nous causions !
CHAMBRAY
Vous trouvez que c'est clair, ce que vous me contez là ?
MARTIGNY
Je vais tâcher de mettre de l'ordre... Pourquoi vous êtes-vous battu hier à ma place ?
Moi ?
CHAMBRAY
MARTIGNY
Oui, avec Montaille. Pourquoi est-ce vous qui vous étefl battu? Cola me revenait de droit. Quelle posture aurais-je si L'histoire était connue? Quelle idée peut avoir de moi ce coquin? De quoi ai-je l'air à mes propres yeux, et peutêtre ;ui\ vôtres ?
CHAMBRAY
D'un aluni. D'abord, si ic me suis battu, qui vous dit que ce SOil à cauaede vous et à votre place? Qui vous dil
que ce o'esl pas pour une affaire personnelle, <m simplemenl pour me distraire?
MARTKiNY.
Mais...