MADAME M V. RI EL
Quand vous avez refusé de la voir, la pauvre petite, qui pourtant ne me connaissait pas depuis longtemps, est venue, chez moi fondre en larmes... Elle avait le cœur si gros, si gros, qu'elle n'osait rentrer chez son mari dans cet état... Son instinct l'avait bien guidée... Nous avons pleuré ensemble... Pour qu'elle put mieux me donner toute sa confiance, je lui ai conté mon histoire, et ce que j'avais été pour vous, et ce que vous étiez pour moi. Et nous avons fait un complot... que je suis en train d'exécuter. C'est pour cela que Jeanne n'est pas revenue. Mais elle m'attend, — sur la route, probablement. — Que lui dirai-je de voire part?
CHAMBRAY
Alors... Jeanne a beaucoup pleuré?
MADAME M ï. RI Kl..
Oui, mon ami. Vous auriez trouvé vous-même que citait
assez.
CHAMBRAY
Eh bien... Mais à quoi lx»n recommencer? Cela est-il même possible?
MADAME M É Il 1 B I. .
Oui, mon ami; à une condition. Quand je soignais mon pauvre lils, j'étais d'abord tirs malheureuse parce qu'il semblait ne m'en savoir aucun gré.*. Il souffrait tant, que
oeltj es vérité, le dispensait «le tout devoir... Je l'olcom-
pris petl à peu; Je n'ai plus rien attendu en retour de nies ■Oins, et dè> Ion le peu qtfil hm- donnait m'a été d'un prix Infini... bref, je n'.ii en dr joie, dans ma vie sacrifiée,
qu'aprè- ,i\mji Bincèrement renoncé à toute joie. A notro