‹ L'âge difficile; comédie en trois actesChapitre 9 sur 81 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

CHAMBRAT.

Ils sont encore mieux en bébés. Crois-moi, ces plaisirs-là ne valent rien pour eux. Ces singeries de ce qu'il y a de plus artificiel, et souvent de plus déshonnéte, dans les amu> sements des grandes personnes, ne peuvent qu'éveiller chez les enfants la vanité, la coquetterie ou déjà quelque de pire. C'est ridicule et c'est malsain. Veux-tu l'airv de tea e&fants des poupées vicieuses?

JEANNE

Dame! non, parrain.

CHAMDRAY.

Laisse-moi donc la direction de ces petits. Il faut en faire, avant tout, des êtres simples et droits. J'ai là-dessus des très arrêt

JEANNE, souri.uit.

l'as seulement là-dessus, parrain.

CIIAMBRAY.

C'est un reproche?... Tu m'en veux .'

JEANNE

Non. Mais je leur avais promis... Ils vont être désesp

CIIAMBRAY.

Sois tranquille, je me charge de les consoler.

MARTIGNY, s'approchant, par la gauclic

Jeanne ?

JEANNE

Quoi?

MARTIGNY

Est-ce qu'on s'habille, ce soir?

CHAMBRAY, à Jeanne.

Tu as donc du monde à dîner ?

JEANNE

Oui ; les Montaille et M. de Vaneusc.

CHAMBRAY, à Morligny.

Mais non, on ne s'habille pas.

MARTIGNY

Ah ! tant mieux.

11 reste sans rien trouver à dire.

CHAMBRAY

Jeanne ? (Elle se rapproche do Chambray. A Martigny.) Mon cher

ami, je vous demande pardon, mais j'aurais quelque chose d'assez important à dire à Jeanne, précisément au sujet des Montaille.

MARTIGNY

Et je suis de trop ?

CHAMBRAY

Oui et non.

MA I! Tlf.NY.

CV'st-;'i dire oui.

H entre dans la mai-nii, un peu maiissiidr. CHAMBRAY.

Voici, Jeanne, ce que j*' voulais i«' dire. Que les Montaille viennent i<i de temps en temps, soit Ce sont relations d'été, qui se ralentiront d'ellet-mêmes, l'hiver venu. Mais,

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