SCENE IV
JEANNE, CHAMBRAY, puis GERTRUDE, pui8 MARTIGNY.
JEANNE, à Cliambray qui Tient par la pacte.
Où sont les enfants, parrain .'
CHAMBRAY
Ne te dérange pas. Je les ai menés moi-même à leur bonne pour qu'on les débarbouille et qu'on les change. Ils en ont besoin, les gaillards.
Vous me pardonnez de n'être pas allée vous rejoindre .' J'avais une visite.
CUAMBRAY.
Oui, Gertrude m'a dit.
JEANNE
C'est une vieille dame, notre nouvelle voisine. Elle est très bien. Elle n'a pas été heureuse et n'a plus du tout de famille. Je crois que je lui ferai plaisir en la voyant de temps à autre. Vous n'y voyez pas d'inconvénient ?
CHAMBRAY
Au contraire. Vois-la tant que tu voudras, la pauvre femme. Ayons pitié dos solitaires... Je serais comme ça, sans toi... Ou bien je serais un vieux monsieur qui s'amuse, comme ce dégoûtant Vaneuse, mon vieil ami... Tu es mon salut, Jeanne, et je n'ai que toi, que toi, vois-tu
bien. Tout le reste, les affaires, les voyages, la science, les livres, même l'action exercée sur les hommes... usé, fini, pas intéressant ! (u regardant.) Il n'y a pour moi que ces yeux-là et la bonne petite âme que je vois au travers. Si tu me manquais, Jeanne, je serais un homme perdu... Il n'y a pas de raison pour que je te dise cela maintenant plutôt qu'à un autre moment. Mais je te le dis tout de même parce que je le pense à chaque minute.
JEANNE
Mon cher parrain !
Elle croise ses deux mains sur l'épaule de Chambray, dans une attitude caressante. GERTRUDE, sortant de la maison.
Madame, on vient pour les costumes des enfants.
Quels costumes ?
JEANNE
Je ne vous ai pas dit? Il y a dimanche une matinée d'enfants chez les Durieu. Jacques et Amélie ont été invités, et je leur ai promis...
CHAMBRAY
Tu as eu tort, ma chérie.
JEANNE
M.iis...
CIAMB&1Y, à Crirud,'.
i>is qu'on remporte h paie te déplacement!
m.' ii niic dm i.i ni.iis.iii.
Oh I mon parrain, Jacques aurai! été b! drôle en mous» quetalre, el Amélie en marqul