LES VILLES DE MINES
Héther, la ville des richesses métalliques; en Simeon*.
Il nous paraît fort probable que les montagnes de Juda et de Siméon, ou des Kéniziens et des Renions, qui supportent au sud le plateau d’Hébron et de la Judée, sont riches encore ou l'étaient jadis en cuivre et en fer, dont les gîtes ont été très-anciennement exploités (p. 91). La Samarie et la Pérée, au contraire, ne nous offrent, dans les longues listes de villes du livre de Josué, qu'un seul nom qui ait trait aux métaux : celui de Bétser. la ville des ruines' dans la tribu de Ruben. Mais en pénétrant dans la Galilée et en approchant du Liban, on voit reparaître les cités des mines et des forges.
Asser, dont « les verroux sont de fer et de cuivre-bronze*, » comptait dans son étroit territoire trois villes, voisines l’une de l’autre, qui se nommaient Hamhad, la ville du minéral; Mischéal, la ville des fosses profondes; Béten, la ville des cavernes, des puits. Peut-être le district de Caboul doit-il sa stérilité à ses richesses métalliques. Dans cette même tribu coulait le Sihor-libnath, le fameux ruisseau où l’on avait accidentellement fondu le premier verre ; c’est proprement l’eau noire qui produit quelque chose de blanc'.
Au nord d’Asser, en Phénicie, était Sarepta, la grande ville des for ues.
A l’est d’Asser est Néphthali avec Hukkok, qui semble être la ville des creux, des mines.
Au sud de Néphthali et d’Asser est Issacar, où nous trouvons réunies :
Beth-patsets, la maison de ceux qui avec leur marteau (mepets) fendent la montagne et cassent en morceaux la roche métallifère ;
(Jos. 15, 31) venait de tsocq, fondre, et de log, bassin, plat. Mais M. Neumann m'écrit que cette ville se nomme dans Josèphe Zad.a, que ag est une terminaison , et que le mot signifie contour, rq>li, sinuosité, rampe, pas de tis, de tsakal , inusité, tourner, rouler, faire serpenter.
1 Jos. 19, 7. — * D'après Gésénius. Deut. 4, 43; Jos. 20, 8; 21, 36. — * Dcut. 33. 25. — * Jos. 19, 26. 27.