LES LYDIENS
exploita les richesses, jusques alors ignorées, de la Phrygie et de la Lydie, dont l'or se substitua à celui d'Ophir', et imprima aux arts métallurgiques une impulsion nouvelle Nous ne savons pas positivement si les Lydiens avaient gardé, avec le secret de l'alliage du bronze normal, celui de la soudure que possédaient les Ludites de la Terre-Sainte (p. 183). Mais certainement Sardes a été l’école où les ioniens, Glaucus, Rhœcus et Théodore, ont appris à manier, à souder, à fondre le cuivre, l'étain et le fer. D'ailleurs ils ne tardèrent pas à dépasser leurs maîtres, et c’est à Glaucus que le roi de Sardes Alyatte II (610-359) s’est adressé pour exécuter un vase en pièces de fer soudées, qui nous rappelle les vasps des Louten, et qui était de toutes les oiïrandes de Delphes la plus belle et la plus célèbre *.
' D'après l'excellent opuscule île M. Kenner. * Pausanias 10, 1(5.
QUATRIÈME CHAPITRE
Les Ja|ih(‘lilps de Grèce el d’Italie.
La Grèce et l'Italie ont eu pour premiers habitants des peuples-frères appartenant à la grande famille arya ou japliétite. Parmi ces peuples nous nommerons : en Grèce, les Ioniens, qui se distinguent à peine des Pélasges ou Philistins; les Achéens, qui avaient pour architectes des sémites, des philistins du nom de Cyclopes ; les Doriens, de tous les Grecs les plus purs de tout alliage sémitique. L’Italie compte entr'autres les Latins, qui ont eu, eux aussi, leurs Cyclopes, et les Etrusques, que nous nous hasardons à rattacher aux Javanides, et qui ont peuplé, comme Petit Radel l’a solidement établi', les côtes orientales de l’Espagne. — Tous ces Javanides avaient appris des Sémites l’art d’allier le cuivre et l’étain , avec celui de construire des murs en blocs immenses, bruts ou taillés.