C. Gaule pyrénéenne
Tivs-pauvre on mrgalillics. — L<» pavé».
La région qu'arrosent les rivières des Pyrénées, présente par le très-petit nombre de ses mégalithes une frappante disparate avec le versant sud de la région Cévennique. Ce phénomène s’explique par la différence de population des deux contrées : ici des Celtes, là des Ibères. Les Ligures, qui ont possédé les côtes de la Méditerranée, appartenaient à une race africaine qui ne construisait pas de dolmens à auges, et les Celtes qui ont envahi au quatrième siècle le pays de Nismes, de Narbonne et de Toulouse, étaient de Volques ou Belges, qui, eux aussi, n’érigeaient pas des mégalithes.
Nous ne noierons ici que le Tumul des Gentils (I’rades, Pyrénées orientales), dolmen entouré d’un pavé en pente, composé de grandes dalles et qui se prolongeait vers un point culminant voisin où sont des amas de rochers sans ciment
LES GAULES
Ces pavés-là ne sont pas inconnus en Algérie (p. 275). Dans les Gaules on cite bien plusieurs dolmens qui sont à l’intérieur pavés en dalles; mais de pavés extérieurs je ne connais que ceux de Plésidy et de Morancez. A I'iésidy (Côtes du Nord) est un menhir taillé en obélisque à quatre faces, haut de 1 1 mètres et entouré d'un pavage circulaire en pierres plates, sous lesquelles on a trouvé un fer de flèche triangulaire et des poteries grossières. A Morancez (Chartres, Eure et hoir), un espace considérable est couvert d'énormes pierres posées à plat sur le sol et qui mesurent jusques à 10 mètres de longueur sur 5 de largeur. Ce pavé de géants est un des ouvrages les plus extraordinaires des Celles. Mais il n’est en relation avec aucun dolmen ni menhir.
I). Gaule belgique.
Pauvre cil mégalithes. — Les Calèles.
Les dolmens, les menhirs, les cromlechs y sont rares ; mais le nombre en est toutefois assez grand pour attester la présence des Celtes dans cette région. Cependant, quelle que soit la différence de climat et de fertilité entre le centre et le nord des Gaules, on s'étonne que les dolmens se comptent là par centaines, ici par unités. Surtout nous devons avouer que l'absence de mégalithes dans le pays des Calètes qui sont pour nous les Santons et les Vénètes de la Seine , est une énigme dont nous n'avons pas la clef. On dirait que le commerce développait avec une extrême force la passion des dolmens et des menhirs chez ceux des peuples celtes qu'elle possédait déjà, mais qu'il ne la faisait pas naître chez les autres.
ÉPÉES ROMANDES