POLYNÉSIE
rail, équarries et polies avec soin, qui sont disposées en 1 1 degrés, de 4 pieds chacun. L’intérieur est un amas de cailloux, un cairn. Des constructions analogues, qui rappellent les téocallis mexicains, existent aux îles Fidgi où elles supportent des espèces de temples, et aux îles des Larrons. Ici ce sont de très-longues collines artificielles, hautes de 13 A 20 pieds, formées de pierres et de sable reliés par une espèce de ciment, et servant de base aux maisons des chefs.
Aux îles Fidgi un peuple mi-nègre mi-malai rend un culte à des pierres-levées, qu’on dirait celtiques. L’une des îles Mariannes possède deux rangées parallèles de piliers qui sont sans contredit aussi des idoles. A l’ile de l’âques sont des espèces de statues colossales, dont une seule pierre a 27 pieds de longueur. Si elles sont l’œuvre des Malais, elles nous avertissent de ne pas conclure de la pierre sculptée au ciseau de métal , à moins que la pierre ne soit d'une trèsgrande dureté.
Sans outils en métal, les Fidgiens élèvent autour de leurs bourgades des remparts de terre dont la face extérieure est en pierres de grandes dimensions, et qui sont entourés de fossés pleins d’eaux. Les fortifications des Nouveaux-Zélandais ou Maoris avec leurs fortes palissades sont mieux combinées encore et plus savantes.
Cependant ces mêmes Maoris ne connaissent pas l'arc et la flèche, ni le bouclier. Ce n’est point là le seul contraste que présente la civilisation polynésienne. Les Tahitiens, chez qui elle est arrivée à son comble, n'ont aucun vase en terre, tandis que ceux des Fidgiens sont d’une élégance remarquable.
Notons que des Maoris ont, sans métal, percé un trou au travers d’un morceau de verre que leur avait donné un voyageur. Nos celts perforés ne sont donc pas nécessairement de l'âge du bronze.
AJ