‹ L'age du bronze ou Les sémites en OccidentChapitre 72 sur 254 · LES NOMS 1)1 CUIVRE HT DE L'ÉTAIN · texte numérisé non relu

LES NOMS 1)1 CUIVRE HT DE L'ÉTAIN

à Marseille, el les îles Sorlingues ont reçu d’eux leur nom de Cassitérides.

e) Avec la mer Adriatique commence la province celtique de l’étain de la Cornouailles, qui embrasse la très-grande partie de l’Europe. En eymri, l’étain se dit ystakn, en armorique et en irlandais staen, stean, stan. Ce nom, d’après M. Pictet, a donné au latin son stannum (pour stavnum), à l’allemand du nord, à l’anglo-saxon, au danois, au suédois leur tin ou tenn, au haut-allemand son zinn, au bohème son cyn, au polonais son cvna, au lithuanien son cinnas. Les Basques ont emprunté au latin leur kstanua ; mais ils devaient avoir un nom plus ancien el indigène pour désigner l’étain de l’Ebre ou de la Galice.

f) Enfin, cette dernière province en embrasse une autre qui est celtique aussi, mais, semble-t-il, irlandaise. Le terme de peatar , peodar (eymri fpeudur) , est devenu le parler des Anglo-saxons, le peauler des Hollandais, le peautre du vieux français, le piatre Scandinave. Ce qui est fort remarquable, c’est que ce terme irlandais de l’étain a été accompagné dans ses migrations par le nom du bronze, en irlandais pras et en cymrique prés, qui d’origine est étranger à toutes les autres langues japhétiques. Par le commerce il s’est introduit chez les Anglo-saxons (bhaes), chez les Scandinaves (bras), et peut-être est-il devenu notre bronze, qui est aussi italien et espagnol.

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