‹ L'age du bronze ou Les sémites en OccidentChapitre 76 sur 254 · A. PÉRIODE DES SIDONIE.^S · texte numérisé non relu

A. PÉRIODE DES SIDONIE.^S

(De l'an 1500 à l'an 1000?)

Le» Sidunicits a IVmlioucliure «le l’Ebre, dan* sa va 11 V et en Biscaie, doit eu Cornouaille: première route «le l'étain dOccidenl Seconde roule, au nord des Pyrénées, par la Garonne , ouverte aussi par le-. Sidouieiis. Commerce antérieur h David, antérieur à Gadès, remontant au* lernier* temps de la puissance d«» Sidon.

Au siècle de l’Exode et de Moïse, le commerce des Egyptiens et des Sémites s’étendait déjà au loin dans toutes les directions, comme on peut le déduire des richesses métalliques des Madianites, des substances dont étaient composés l’encens et l’huile du Tabernacle, et des douze pierres précieuses du pectoral d'Aaron. Lue de ces pierres s’appelait Tarsis*. Tarsis, c’est l’Espagne, et, comme Sidon était à cette date « la grande cité » *, et que sa grandeur ne pouvait provenir que de son industrie et de son commerce, nous dirons que les Sidoniens au seizième siècle avait nt pénétré sur leurs vaisseaux jusques à la côte orientale de la péninsule Ibérique’.

Sur cette côte se verse dans la mer l’Ebre, le fleuve du plombétain (p. loi) qui a donné son nom à toute la péninsule. Vers

1 Ex. as, 20.

5 Jos. 11, 8, et déjà Geu. 19, 13. Comp. Jos. 19, 28, 29, où Tyr n'est encore qu'une simple forteresse.

* Nous suivons ici Rcdsloli dans son Ta r tesson.

LE COMMERCE DE L'ETAIS

son embouchure étaient aux temps des Romains, eu face l’une de l’autre: au sud du fleuve, Ibêra, la ville du plomb, qui était la plus riche ville de la contrée, et au nord, Dertosa, aujourd’hui Tortose, qui avait été fondée sans doute par les descendants de Tarsis ou les Tartessiens. Or, Tortosa a donné son nom à un jaspe qui fait, dit M. de Laborde, «l’ornement de tous les cabinets d’histoire naturelle de l’Europe.» Ce jaspe serait donc la pierre précieuse qui portait le nom de Tarsis en hébreu, et que les Sidoniens allaient chercher à l’embouchure de l’Ebre.

Mais le bassin de l’Ebre tout entier est très-riche en pierres d’une grande beauté, améthistes, topazes, agathes, hyacinthes, ainsi qu’en plomb et eu fer, sans parler de l’étain de Cinca (p. 88), des rochers d’argent où Stésichore plaçait les sources du Tartesse (l’Ebre), et des torrents d’argent foudu qu'une légende ou une fable faisait couler sur les flancsembrasés des Pyrénées lors de l’incendie de leurs antiques forêts. Les Sidoniens devaient donc être attirés dans l’intérieur du pays par toutes ces richesses, et ils auront remonté leur fleuve du plomb, qui était, disait Pline ', « riche par sa navigation commerciale ». La navigation cesse, pour les grandes barques à Calagurris (aujourd’hui Calahorra), dont les monnaies ont pour type l'Astarté phénicienne sous sa forme d’Europe, et pour les bateaux légers à Varia, qui doit, dit-on, son nom moderne de Yiana à un temple de Vénus, autre forme d'Aslarté. De Viana ou se dirige vers le fond de la mer de fiiscaie par deux voies qui unissent l’Ebre et la mer d’Aquitaine, la Méditerranée et l'Atlantique. L’une conduit par la charmante vallée de l'Orduna à Bilbao ; l’autre, par Tolosa à Saint-Sébastien. Tolosa est un nom sémitique qui signifie le lieu des interprètes, des entremetteurs. L’Orduna pourrait bien être un Jordan ou Jourdain. Bilbao a succédé à Amanum, la ville de Baal Channnan, du soleil et de ses colonnes, et Saint-Sébastien à Ménosca, qui rappelle le port phénicien d’Hercule Montrais, et qui était situé près du

' lit si nul. 3, 1.

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