‹ L'age du bronze ou Les sémites en OccidentChapitre 97 sur 254 · I.E COMMERCE DE L'AMBRE · texte numérisé non relu

I.E COMMERCE DE L'AMBRE

» Siciliens) par le commerce. » L’expédition maritime de Germanicus sur les eûtes des Frisons et des Chauques, apprit aux Romains que le grand marché de l’ambre était non sur le continent même, mais sur les îles riveraines de Borchana (Borkum) et Austrania (Œsterney). Ces îles reçurent le nom de Glessaires (de «les, ambre, en ancien allemand) ou d’Electrides. C’étaient lé les vraies îles Eleclrides que la légende avait transportées plus de mille ans auparavant en face des bouches du Pô.

Peu de temps après Pline, Tacite nous parle du g les que recueillaient les .Estions. Ces .Estiens, qui sont les Ostions de Pythéas, demeuraient, avons-nous dit, à l’embouchure de l’Elbe (p. 132;.

Cependant nous lisons dans Pline : « L'ambre est apporté » (au temps de l’auteur) par les Germains dans la Pannonie » principalement. De là les Yénètes l’ont mis en vogue, les » Vénètes, voisins de la Pannonie et vivant autour de la mer » Adriatique. Aujourd’hui encore les paysannes transpa- » danes portent un collier de succin, comme ornement sans » doute, mais aussi comme remède contre le goitre. » Le même écrivain nous apprend que sous Néron un chevalier romain avait tenté de pénétrer depuis Carnuntum, la grande ville de la Pannonie, jusques au pays même de l’ambre, qu’il parcourut le littoral de la mer du Nord et les marchés de la contrée, et qu’il en rapporta une prodigieuse quantité de succin. Ce fut par lui qu’on sut qu'il y avait six cents milles(ou deux cents lieues) de Carnonte a la mer de Germanie.

Ces passages de Pline sont les seuls que nous possédions sur la route germano-pannonieune du commerce de l’ambre, et cette route remonterait selon lui à une haute antiquité, puisque ce serait aux Vénètes que 1e succin devrait sa vieille célébrité. Mais ce n'est jamais vers la Hongrie et l'Allemagne orientale que les anciens ont cherché l’Eridan de la fable, et nous devons, par fidélité à la tradition, maintenir la priorité de la roule du Rhin, du Rhône et du Pô sur toutes les autres voies du commerce de l'ambre. Toutefois, les paroles du

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