ACTE DEUXIÈME
DE FRESLâT, la aairaat.
Je suis furieux!... Comment!... on pend la crémaillère ici et on ne m'invite pas!... Et sans le Figaro, qui annonce la fête de la comtesse Wacker, je n'aurais pas su que vous étiez depuis hier chez le général Lorrisl... Et où est-elle encore, votre cousine?... Ah! celui qui la trouvera cinq minutes de suite à la même place...
ARÂBELLÀ.
Elle est allée voir une exécution, je vous dis!
DE FRESLAY.
Mais on n'exécute plus à quatre heures du soir, enfin!
ARABELLA
Elle aura été aux courses... Ils sont partis onze, ce matin, dans le mail-coach du général.
DE FRESLAY.
La voiture du général! la maison du général!... hum! Il lui prête hien des choses à votre cousine, le général... Et on s'est amusé, alors?...
ARABELLA
Ah! je vous en réponds!... (Preslay veutlni prendre les maios.)
Voyons, c'est inconvenant, à la on.
DE FRESLAY.
Puisque je suis furieux!... Pas invité! Moi! un fidèle, un ancien... de l'ambassade... car je vous aime depuis trois ans, depuis Vienne, moi, vous savez?...
ARABELLA
Êtes-vous sûr que ce n'est pas ma cousine, comme tout le monde?
DE FRESLAY.
La comtesse?... Oh! que non!... Elle est bien trop
54 VKGE INGRAT
agitée, insaisissable et compliquée pour moi... Non, c'est TOUS que j'aime, ô simple Arabella!
ARABELLA
Dites cela à mon père... il n*est pas loin.
DE FRBSLAT.
Bah !... Votre père, il n'entend pas un mot de franiçais... Et vous?... M'aimez-vous un peu, voyons?... dites que vous m'aimez un peu... dites-le, on sinon...
Il lai prend les maîas, les baise avec foreur. ARABELLA, se défeadaot.
Monsieur de Freslayl... Non! laissez-moi! je crie!
DE FRESLAY, oooUnnaut.
Alors, dites que vous m'aimez. . .
ARABELLA
Âh ! mais, c'est ridicule !
DE FRESLAT.
Dites-le, dites-le !
ARABELLA
Monsieur de Freslay!... j'appelle le colonel!
Conp de feu.
DE FRESLAY.
Votre père ! il tire le canon!
ARABELLA
Monsieur! monsieur! colonel!
DE FRESLAY, la laissant aller.
Oh! mon Dieu, calmez-vous... Si on ne peut plus flirter alors... Vous devenez Française, méfiez-vous.
Il la suit. Brillant fioaie de Riballi sur le piano.