SCÈNE II ARABELLA, DE FRESLAY, LE COLONEL
Joueurs dans le jardin, BENOIT et LIZZY dans le salon. BENOIT, à Lizzy.
M. Fondreton n*est pas encore là?
LIZZY
Non.
BENOIT
Gombien de couverts, enfin ?
LIZZY
Est-ce que je sais?
BENOIT
Nonl c'est trop fortl... Madame s'en va ce matin, sans me donner d'ordres ; il est quatre heures et elle n'est pas rentrée... Qu'est-ce que je vais faire?
Entre un soldat portant un bouquet.
LIZZY
Attendez .... Tiens, Touzé I
TOUZÉ.
Mon général m'a dit de vous dire que voilà ce qu'il envoie à madame la comtesse pour sa fête, et puis encore, qu'elle pouvait compter sur ce qu'il lui avait promis pour ce soir à cinq heures.
LIZZY
A cinq heures ? Bien I Touzé ! bien !
BENOIT
Est-ce qu'il vient dîner, votre général ?
'TOUZÉ.
Il ne me Ta pas dit.
LIZZY
Pas de lettre?
TOUZÉ.
Ah! si, au fait... j'oubliais...
LIZZY
Ëhl donnez donc...
TOUZÉ, lai remettaat la lettre.
Voilà... je suis un peu pressé... serviteur!
IlsoK
LIZZY
Au revoir, Touzé!
BENOIT
Et ni vaisselle, ni argenterie, ni linge... rien!...
LIZZY
Tout est resté à Paris.
BENOIT
Comment a-t-on fait cette nuit?
LIZZY
Pour la crémaillère?.,. Potel avait tout apporté. Il a tout remporté...
BENOIT
Et je suis sûr qu'il y aura de quarante à cinquante personnes ce soir, comme toujours.
l'ouvrier, qni est deeeenda de l'échelle et range ses oatUs.
C'est fini!