‹ L'âge ingrat: comédie en trois actesChapitre 66 sur 96 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

FONDRETON, seul.

Eh bien ! moi, je suis encore assez bête pour cela, entendez-vous. Tout ce qui vous ennuie,'me charme, tout ce

qui voas fatigue, me ravit. Les soupers, les courses, les bals, tout ce inonde et son train, tout cela m'amuse, m'enchante, m'éblouit. Mais, j'ai vingt ans, moi!... Mais, je suis parfaitement heureux, moi ! Mais, je n'avais rêvé rien de pareil ! Et ces femmes, ces princesses, ces baronnes, ces comtesses avec leurs grandes jupes, leurs petites bottines, leurs épaules pulpeuses, leurs cheveux traînants... oh! les femmes!... Et vous voulez que je retourne à mon principe d'autorité dans les temps préhistoriques ! à madame Hébert et à ses bottines en velours ! Je ne fais que me mettre à table et vous me dites : Levez-vous donc, Fondreton, je n'ai plus d'appétit... Ah! mais, j'en ai, moi, j'en ail... Allez-vous-en si vous voulez, moi, je reste, je reste!... c'est-à-dire... je vais chercher mon bouquet et le bracelet de Lahirel.,. for ever.,, et je reviens... Cinq heures, j'ai juste le temps. Ah! et le diner... Il faut encore que je passe au télégraphe! Oh! mais vite, alors, vite! Quelle vie, non! quelle vie!,., (il

l'éUmce ponr sortir par U baie de gauche et s'arrête effrayé.) Ah! mon

Dieu ! pas possible!... Berthe! sauve qui peut!...

u s'échappe par la baie de droite pendant qne Désaubiers et madame de Satires entrent par celle de gauche.

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