ACTE PREMIER
LAHIRBL.
Madame de Sauves, la femme da commandant de Sauves?
GENEVIÈVE
Oui.
LAHIREL.
Du moins sa femme séparée... Celle qu'on appelle la petite veuve, enfin... Âh! vous connaissez madame de Sauves?
GENEVIÈVE
Berthe!... c'est la filleule de ma sœur... bien qu'Henriette n'ait que trois ans de plus qu'elle ; nous quatre et elle, cipq. Et M. Désaubiers qui arrive à l'instant...
LAHIREL.
Naturellement.
GENEVIÈVE
Vous dites?
LAHIREL.
Je dis: ah! vraiment! C'est un vieil ami à moi que je serais bien aise de revoir.
GENEVIÈVE
Cela fait six, et enfin mon beaU-frère Fondreton qui sera revenu de Paris, je l'espère, si son travail et vos commissions' le lai permettent, car il paraît que vous l'avez surchargé de commissions.
Moi?
GENEVIÈVE
Dame! il a dit à Henriette...
LAHIREL.
Âh! oui! oui! c'est vrai, surchargé est le mot.... (a part.) Brigand de Fondreton, va!
GENEVIÈVE
Nous serons sept. Mais le breack suffira... Si pourtant vous préférez cous accompagner à cheval?...
LAHIRBL.
Nonl oh! non!... (a part.) C'est cela qui engraisse, le chev&ll (Hant.) Non 1 j^aime mieux le breack, c'est moins... c'est plos intime.
GENEVIÈVE
En ce cas, le breack. Je vais... (Pansse sortie.) Âh! maman m'a demandé aussi de m'enquérir adroitement si vous aimez le poisson?
LAHIREL.
Oh ! mais, madame votre mère est d'une bonté et vous êtes d'une complaisance...
GENEVIÈVE
Pardon! Moi!... distinguons... moi» je ne fais que les courses, moi!... Alors, du poisson?
LAHIREL.
Hum!... à Montmorency!... Au fait, s'il n'est pas du lac d'Enghien... Mais réellement, vous me gâtez, je trouve que vous me gâtez.
Geneviève;
Mais je le trouve aussi, moi, vous savez!... Enfin, ce n'est pas moi, c'est maman... Voyons: le breack, le poisson, je crois que c'est tout, (pansse sortie.) Ah! et puis on voudrait aussi savoir à quelle heure vous serez, (paisaot nne révéreoee.) VOUS daignerez être prêt? Et cette fois, ce n'est pas maman, c'est moi!