‹ L'âge ingrat: comédie en trois actesChapitre 94 sur 96 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

à... (Genevftre entre.) à Geneviève, ce soir, avant son départ. C'était une de ses commissions... et voilà tout!

MADAME HÉBERT

Et le bracelet aussi, n'est-ce pas?

FONDRETON.

Et le bracelet aussi, certainement. Encore une commission.

MADAME HÉBERT

Et toujours pour Geneviève alors?

FONDRETON.

Et toujours pour... oui toujours... parce que...

MADAME HÉBERT

Un pareil cadeau à une jeune fille... Allons donc!

FONDRETON.

Mais pas un cadeau, ça n'était pas un cadeau. C'était un... signe convenu, un moyen... de faire sa demande, là!

MADAME HÉBERT, sarsantaDt.

Sa demande?

FONDRETON, à part.

Touché! Je le préviendrai. (Haut.) Comment, vous ne devinez pas? elle ne devine... Il n'osait pas parler... Alors comme il partait... Mais c'est dans tous les romans, n'est-ce pas? En cas de refus, on le lui renvoyait; dans le cas contraire, on le gardait, sa femme le gardait, pas la jeune ûlle, sa femme!

MADAME HÉBERT

For ever?

FONDRETON, très vite.

Eveur! Eh bien, justement... pour toujours! un prétendu ! pour toujours ! c'est-à-dire : je ne pars pas I je reste! ne m'oubliez pas! je reviendrai! je ne perds pas le postliminium ! c'est pourtant clair.

i36 L'AGB INGRAT

M ADAUB HÉBERT, étonrdie.

Mais n'allez donc pas si vite !

FONDRETON.

Mais laissez-moi donc parler ! C'est pourtant clair ; mais non, vous aimez mieoz aller chercher... Ah! parce que c'est mon bijoutier, mais regardez donc au moins

la facture... (il U tire de M poche et la lai donne.) Vendu à M. La-

hirel ... Ah I ah ! la facture . . .'

MADAME HÉBERT

C'est étrange ; en effet, je serais heureuse de croire...

Elle remonte on peu, en examinant la faetuM.

FON BRETON, à de Sauves.

Elle se retire pour délibérer! Mon Dieu... qu'est-ce qu'elle va encore?...

HENRIETTE, à Berthe.

Eh bien, Berthe! le crois-tu coupable à présent?

BERTHE

Je le crois bien innocent au contraire. (Allant à madame

Hébert et lai prenant le bouquet des mains.) Permettez, chére madame, quand on envoie un bouquet, d'ordinaire on le

sig^e... (Bile glisse la carte du premier acte dans le bouquet après l'aToir furtiyement montrée à Fondretoo.) Et tCUeZ, précisément...

MADAME HÉBERT

Une carte!

BERTHE

Lisez-vous-même.. .

MADAME HÉBERT, lisant.

Georges Lahirel. For ever.

FONDRETON, à part.

La carte de ce matin, pour son notaire... sauvé!... (Basa Berthe.) Oh! madame.,.

Page 1