‹ L'agent de change, ou, Une fin de mois drame en trois actesChapitre 15 sur 38 · SCÈNE XVIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIII

Les Précédens, LARONCIERE, GUSTAVE.

cerneville, à Laroncière.

Arrivei-donc ; nous parlions de vous.

DARMANCOURT.

Soyez le bien venu, monsieur; je ne m'attendais pas à vou» voir aussitôt.

LARONCIÈRE.

J'avais une benne nouvelle à annoncer à M. Darmancourt: et je n'ai pas voulu remettre à demain le plaisir de la lui apprendre.

DARMANCOUVT.

Une bonne nouvelle, à moi î

LARONCIÈRE.

Je sors de chez le ministre , et son excellence a eu la bonté de signer, en ma présence , la nomination de monsieur votre fils à votre survivance; et je n'ai pas voulu qu'un autre que moi vous en apportât le brevet.

GUSTAVE

Ah ! mon Eugénie!

DARMANCOURT.

Monsieur de Laroncière, je suis pénétré de tant de bontés.

On ne devait pas moins a un homme de votre mérite; mais quelque désir que j'aye eu de vous servir en cette afiàire , je ne pui?

vous cacher que vous devez cette faveur aux sollicitations de M. Cerneville.

DARMANCOURT.

Monsieur, son généreux caractère ne se dément point. Mais un autre, m'avait-on assuré, avait obtenu cette grâce. cerneville, riant.

C'était moi.

DARMANCOURT.

Ce solliciteur dont le crédit?...

CERNEVILLE.

C'était moi... je m'en occupais depuis long-temps. .. Il a donné les premiers soins à l'éducation de ma nièce, un enfant charmant...

GUSTAVE

Oui, adorable 1

cerneville, prenant la main deDarmancourt.

Ne m'a-t-il pas promis d'étendre ses soins jusqu'à mon fils , lorsqu'il sera en âge d'en profiter?., il faut bien que j'établisse le sien.

DARMANCODRT, à part.

A quel ami je rends service !

GUSTAVE

Ah! monsieur, je ne me sens pas de joie! Courons annoncer cette nouvelle à Eugénie. ( Il sort. )

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