‹ L'agent de change, ou, Une fin de mois drame en trois actesChapitre 34 sur 38 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Les Précédens , CERNEVILLE.

cerneville, accourant.

On se querelle ici. . . Gustave ! . . .

larohcière , après un peu de silence.

Non, monsieur , on est d'accord. Vous m'avez assuré que vous

laissiez mademoiselle absolument libre sur le choix d'un époux ; ce choix est tait (« Eugénie). Non, je n'établirai pas mon bonheur sur d'aussi douloureux sacrifices ; il n'en serait plus un pour moi s'il vous coûtait le vôtre.

Gustave , pénétré.

Qu'entends-je ! . . . Ah ! monsieur. . .

LARONCIERE.

Faisons la paix , monsieur Gustave ; je pourrais épouser une femme adorable, dont l'honneur et la générosité eussent assuré mon repos ; mais son cœur est à vous.

GUSTAVE

Combien je suis coupable !

LARONCIEUE. \

Amoureux ! et les plus ardens sont ceux qui offensent le moins. J'étais moi-même injuste.

cerneville , à Eugénie.

Tu l'aimais donc ?

Eugénie , embrassant son père.

Ce jour m'a éclairé sur tous mes sentimens.

cerneville.

Mes en fans j vous êtes bien sûrs de moi; mais abuserons-nous du service que nous rendons à son père , pour lui arracher un consentement que sa fierté désavouera peut-être ? laroinoere , à (histave.

Priez-le de passer ici ; n'armez pas son âme en le prévenant contre les coups qu on va lui porter, ne lui dites rien.

GUSTAVE

Monsieur, vous tenez ma vie en vos mains.

(// sort.)

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