SCENE IX
Les Précédens , DUBREUIL.
CERNEVILLE.
Venez , Dubreuil ; et dites à Monsieur, si vous n'avez pas reçu ce matin , à la Banque , 1 100,000 fr. sur le compte de la maison Hartley, de Londres.
dubreuil, hésitant.
Monsieur...
CERNEVILLE.
Eh bien! quoi donc?
laroncière.
Parlez; nous avons besoin d'éclaircir un fait.
dubreuil, embarrassé.
Mais. . .
CERNEVILLE , en ColtTC.
Les avez-vous reçus ? oui, ou non.
LARONCIERE.
Il faut répondre.
CERNE VILLE
Où donc est le mystère ?. . . Il a été comme un fou toute la journée. Les avez-vous reçus?
dubreuil , embarrassé.
Monsieur , on peut voir ma caisse , elle est au comble.
cerneville , à Laroncière.
J'en étais bien sûr. Ainsi , j'ajoute aux sommes que je vous remets pour M. Darmancourt. . .
dubreuil , étonné.
Vous acquittez M. Darmancourt ?
CERNEVILLE.
Dubreuil , que voulez-vous dire ?
DUBREUIL
Dans quelle erreur étais-je ?
CERNEVILLE.
Encore une fois, expliquez-vous.
LARONCIERE.
Je vois clairement qu'il n'est point venu de fonds de Londres.
Vous n'avez pas reçu les mandats d'Hartley ?
dubreuil, vivement.
Non , monsieur.
cerneville , hors de lui.
Avec quoi donc payez-vous?
DUBREUIL
Avec onze cent mille francs que m'a prêtés M. Darmancourt.
CERNEVILLE.
Juste ciel !
EUGÉNIE
Mon père!
Ah! quel homme!
LAU0NC1KRK.
dcbreuil , avec émotion.
Huit cent mille francs de sa caisse, et treis cents mille francs à lui Je ne puis me taire plus long-temps.
EUGÉNIE
Que j'en suis glorieuse ! Mon âme a deviné la sienne.