GORE
M. Landouzy, salle Guersant, lit n° 15, le 20 décembre 1897, pour des phénomènes de grippe qui ont débuté le 15 décembre.
Depuis le 19 décembre, fluxion pulmonaire droite.
Le 21 décembre, signes très nets de pneumonie dans la région de l’aisselle droite ; expectoration abondante, non rouillée. Première prise de sang, à l’aide de quatre ventouses scarifiées appliquées loco dolenti. Le sérum,ensemencé avec le pneumocoque N, n'agglutine pas.
22, — Deuxième prise de sang par piqüre du doigt. Le sérum, ensemencé avec le pneumocoque N, n'agglutine pas.
24. — Troisième prise de sang par piqûre du doigt. L'ensemencement du sérum avec le pneumocoque N donne un résultat négatif au point de vue de l’agglutination. La culture, en ce même sérum, du pneumocoque isolé à l’autopsie de la souris qui a succombé après l’inoculation des crachats de la malade,décèle une agglutination macroscopique des plus nettes : sérum clair, cupule pseudo-membraneuse au fond du tube.
Défervescence graduelle de la maladie, le 26 décembre.
30. — Quatrième prise de sang dans la veine du coude. Le sérum agglutine à l’œil nu le pneumocoque de la malade (cupule membraneuse) ; par contre, ensemencé avec un pneumocoque isolé d’un cas de broncho-pneumonie infantile, il ne donne qu'une faible ébauche d’agglutination microscopique (sérum très troublé, culture abondante de diplocoques et de chaînettes).
OBs. XLI. — Fièvre typhoide, complication pulmonaire. — Superposition de la séroréaclion éberthienne et de la séroréaction pneumococcique (agglutination macroscopique). — Hôpital de Ja Pitié, service de M. Albert Robin ; homme entré pour une fièvre typhoïde.
Congestion pulmonaire au cours du troisième septenaire.
Sérum apporté par mon crllègue Coyon, le 11 mai 1898, dès le début de la complication.
Réaction de Widal positive. Pas d’agglutination du pneumoco-
que N.