‹ L'Agglutination du PneumocoqueChapitre 29 sur 38 · DES · texte numérisé non relu

DES

, x à . , ED ne d’autres termes, à 1 pour 3 et à 1 pour 5, l’agglutination était manifeste. Elle s’affaiblissait progressivement dans les dilutions extemporanées plus étendues.

OBs. LI. — Pleurésie pulente latente à pneumocoques, révélée par la séroréaction, chez un vieillard cardiaque asystolique. — Mo... Jules, 57 ans, entré à Cochin, service de M. Chauffard, salle Woiilez, lit n° 4, le 7 mars 1898.

Diagnostic : insuffisance aortique à la période asystolique. Urines rares, albumineuses. Pas de fièvre.

Le 22 mars, on pratique une saignée (200 gr.). Pour utiliser le séruin transsudé, on en prélève un tube qu’on ensemence avec fe pneumocoque N, aux fins d’avoir un cas témoin de plus. Or il se trouve que ce sérum agglutine microscopiquement le pneumocoque.

On réexamine alors à fond le malade, pour trouver la raison de ce résultat positif de la séroréaction, et on découvre une pleurésie droite demeurée latente jusque-là. Une ponction exploratrice ramène du pus

à pneumocoques.

Oss. LIL. — Pleurésie purulente post-pneumonique ; agglutination macroscopique. — Homme de 35 ans, entré à Laënnec, service de M. Reclus, le 3 mai 1898.

Pneumonie il y a 5 semaines. Défervescence le 9° jour. Trois jours d'apyrexie, puis reprise de la fièvre

Depuis 3 jours, expectoration muco-purulente, abondante, où l’on décèle du pneumocoque.

Le 5 mai, ponction exploratrice de la plèvre ; on aspire dix centimètres cubes de pus, qui contient du pneumocoque à l'état de pureté.

Le même jour, on prélève un tube de sang ; le sérum agelutine macroscepiquement le pneumocoque N (fragments pseudo-membra-

neux).

O8s. LIT. -— Arthrile et synovite primitives à preumocoques, chez

un malade atteint de rhumatisme chronique (WipaL et LESNÉ ,Société médicale des hépilaux, 6 mai 1898). — Homme de 68 ans, qui

BE Noté

présentait des déformations légères de rhumatisme chronique, au niveau des petites articulations des mains et des pieds.

Avec la brusquerie et le frisson solennel d’une pneumonie, ce malade avait été pris de courbature générale, puis de douleurs diffuses dans tout le membre supérieur gauche; enfin, l'infection se localisa au niveau de l'articulation sterno-claviculaire gauche et du dos de la main gauche.

On vit ainsi évoluer, jusqu’à la guérison spontanée, une arthrite suppurée sterno-claviculaire et une synovite des gaines des extenseurs, sans qu'à aucun moment on n'ait pu constater de phénomène pulmonaire. L'analyse bactériologique a décelé le pneum ocoque.

« L'ensemencement du pneumocoque dans le sérum pur, recueilli chez le malade le 43° et le 29e jour de la maladie, et la mise en culture à l'étuve, suivant le procédé proposé par MM. Bezançon et Griffon, à donné chaque fois une agglutination des plus nettes à l'œil nu et au microscope ».

Ogs. LIV. — Catarrhe suffocant. — Agglutination microscopique. — Hôpital Laënnec, service de M. Landouzy, salle Grisolle, malade occupant le lit n° 22.

Catarrhe suffocant.

Sérum apporté par M. Marcel Labbé, prélevé le 6 mai 1898 : agglutination microscopique du pneumocoque N.

Ons. LV. — Pleurésie médiastine; nature bactériologique du pus décélée par la séroréaction pneumococcique.— Hôtel-Dieu, service de M. Dieulafoy, homme entré salle St-Christophe, lit n° 3, le 5 novembre 1898.

Pleurésie médiastine diagnostiquée cliniquement. Vomique : l’analyse bactériologique du pus ne donne pas de résultats concluants.

Prise de sang par ventouses scarifiées (19 novembre) ; recherche de la séroréaction : agglutination macroscopique (fragments de cupule) du pneumocoque N.

Le malade guérit.

Les détails de cette observation sont consignés dans le dernier volume de clinique de M. le professeur Dieulafoy (1).

(1) G. Dreucaroy, Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris, 1898-1899, D:

pes

Os. LVI. — ÆEndocardite infectieuse. — Agalutination microscopique du pneumocoque N.—R... Adrienne, 2 ans,entrée à l'Hôtel- Dieu, service de M. Dieulafoy, salle Ste-Jeanne, lit n° 13, le 43 mars

Signes physiques d'insuffisance et rétrécissement aortiques, pas d'augmentation de volume de l'aorte ; sigmoïdite aiguë plutôt qu’aortite ; pas de douleurs rétro-sternales.

Les souffles perçus au foyer aortique n’ont pas des caractères fixes, constants ; ils peuvent changer d’un jour à l’autre; bref, la lésion est en pleine évolution.

Arthralgies multiples, sans tuméfaction des jointures.

Phénomènes généraux sur lesquels, pas plus que sur les douleurs articulaires, le salicylate de soude n'a aucune prise.

On fait le diagnostic d’endocardite végétante aortique, avec localisations de pseudo-rhumatisme infectieux.

Le sérum, prélevé le 29 mars, agglutine microscopiquement le ‘pneumocoque N. Le sang est riche en fibrine ; ensemencé en bouillon, il se montre stérile.

Après une période fébrile de plus d’un mois, la malade paraît guérir, mais elle conserve localement les mêmes signes de lésion orificielle de l'aorte

Ogs. LVII. — £ndocardite végétante, et pleurésie purulente diaphragmatique double; agglutination macroscopique du pneumocoque. — L’aulopsie décèle le pneumocoque dans les lésions. — V.... Marguerite, 40 ans, entrée à l'Hôtel-Dieu, service de M, Dieulafoy, salle Ste-Jeanne, lit n° 20, le 2 juillet 1899.

La malade, en proie à une dyspnée continue avec accès paroxystiques très angoissants, a été prise brusquement, il ÿ à quinze jours, d’un grand frisson qui traduisait vraisemblablement le début d’une pneumonie. En même temps, point de côté à droite, et, deux jours après, point de côté à gauche. Comme elle raconte qu'elle a eu des crachats sanglants, et que, l’année dernière,-elle a été soignée à Lariboisière pour une atteinte de rhumatisme articulaire aigu avec complications cardiaques, on est conduit au diagnostic de rétrécissement

mitral avec embolies pulmonaires.

AGP

Le 9 juillet, la température s'élevant à 400, on fait une prise de sang et l'on pratique l'épreuve de la séroréaction pneumococcique, Le sérum agglutine macroscopiquement le pneumocoque N.

Les jambes s’œdématient, le foie déborde les fausses côtes, les poumons présentent quelques râles sous-crépitants, surtout aux deux bases ; on met tous ces phénomènes sur le compte de l’asystolie. La fièvre, montant parfois à 39°, était trop élevée pour qu’un tel diagnostic fût entièrement satisfaisant pour l'esprit.

Mort le 19 juillet.

AUTOPSIE : endocardite végétante mitrale, greffée sur un rétrécissement ancien.

Pas d’infarctus, mais pleurésie purulente enkystée, bilatérale, diaphragmatique, moins étendue à gauche qu’à droite. On s’explique, étant donné l’enkystement de la collection entre le diaphragme et la face inférieure du poumon, que les ponctions exploratrices aient été négatives pendant la vie.

L'analyse bactériologique montre que le pneumocoque est seul en jeu.

Page 1