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On constate une arthrite du genou droit

27. — On sacrifie l'animal, en ayant soin de recueillir aseptiquement le sang par la carotide, de façon à pouvoir étudier les caractères du sérum.

RECHERCHE DE L'AGGLUTINATION. — La culture du preumocoque dans le sérum de ce lapin donne une agglutination macroscopique maxima (cupule couenneuse). L'examen au microscoque montre des amas pneumococciques très cohérents, séparés par des espaces absolument dépourvus de diplocoques ou de chaînettes en liberté.

L'intensité du phénomène est telle qu’il est encore très apparent dans une dilution du sérum, à une goutte pour 30 gouttes de bouillon.

RECHERCHE DU PNEUMOCOQUE DANS LE SANG. — La culture du sang recueil par la carotide ne donne pas de résultat positif. L'animal présentait donc des lésions localisées (abcès, arthrite) sans pneumococcémie.

AUTOPSIE. — Tumeurs pédiculées, multiples, disséminées dans la cavité péritonéale (4). Abcès sous-cutanés de la paroi abdominale antérieure. Arthrite purulente du genou droit, décrite ailleurs (2) en détail.

DES — Infection pneumococcique expérimentale. — Arthrite de l'épaule. — Passage de la lésion à l’état chronique.— Alténuation progressive du pouvoir agglutinatif. — Lapin 36. — Le 92 avril,

inoculation intra-péritonéale de 22 gouttes de culture, en bouillon, de

pneumocoques primilivement très virulents, culture atténuée par un vieillissement de 22 jours.

(1) Bézançon et Grirron, Tumeurs caséeuses développées dans le péritoine des lapins au cours des vaccinations par les pneumocoques vivants, Société analomique, janvier 1898.

(2) Bezaxçox et Grirrow, Etude expérimentale des arthrites à preumoco-

ques, Archives de médecine expérimentale et d'anatomie pathologique, novembre 1899, p. 705.

L'animal survit ; il doit être vacciné.

3 mai. — Il recoit dans la cavité péritonéale 10 gouttes de culture, en Sérum de lapin, de pneumocoques atténués, culture datant de 48 heures.

Ces deux inoculations successives n’ayant pas entraîné la mort, on peut tenter une inoculation virulente, massive.

Dans ce but, le 41 mai, on injecte dans le péritoine 5 gouttes de sang d’un lapin mort de septicémie pneumococcique, dose mortelle en moins de 24 heures pour un lapin témoin (lapin 50).

Le lapin 36 ne meurt pas ; mais, le 17 mai, on constate qu’il présente de l’impotence fonctionnelle du membre antérieur gauche.

Le lendemain, 18 mai, l’irapotence s’accentue, et l'épaule apparaît tuméfiée.

Cette arthrite pneumococcique, survenue six jours après l'injection virulente d’épreuve, est abandonnée à elle-même; elle détermine longtemps une impotence très marquée ; puis les phénomènes aigus s’atténuent, et la lésion passe à l’état chronique.

Pour maintenir l’immunité du lapin, on lui fait, à trois reprises, le 18 mai, le 3 juin et le 22 juin, une inoculation de culture de pneumocoques virulents, dans la veine de l'oreille, et on le laisse en repos jusqu’au 15 novembre, époque à laquelle on le sacrifie.

L’autopsie revèle une volumineuse tumeur abdominale, de même nature que celles du lapin précédent (lapin Y), et une arthrite de l’épaule gauche constituée surtout par des altérations chroniques de l'articulation (épaississement seléreux de la capsule, productions ostéophytiques).

Il était intéressant, l'animal n'ayant pas été depuis longtemps (depuis le 22 juin} infecté par le pneumocoque, de constater la modalité de l'agglutination dans ce cas, de mesurer en particulier l’intensité du phénomène.

Or, le sérum prélevé par une saignée de la carotide, ensemencé et mis à l’étuve, n’a pas présenté la cupule pseudo-membraneuse de l’agglutination maxima : il est demeuréclair, avec de petits grumeaux en suspension dans le liquide, grumeaux qui étaient bien des amas

de pneumocoques.

L'examen microscopique montrait, de plus, dans l'intervalle de ces amas, de longues chaïînettes et quelques diplocoques. En somme, le degré de l’agglutination s’était affaibli, depuis que l’évolution de la lésion articulaire n’était plus sous la dépendance directe d’un pneumocoque virulent.

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