‹ L'Agglutination du PneumocoqueChapitre 5 sur 38 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Après la communication de M. Widal à la Société médicale des hôpitaux (juin 1896) sur le sérodiagnostic de la fièvre typhoïde, l’activité des bactériologistes devait tout naturellement se porter sur l'extension de la méthode nouvelle aux autres maladies infectieuses.

Par les recherches que nous avions antérieurement entreprises, en collaboration avec M. Bezancon, sur les milieux de culture, les propriétés biologiques et les réactions expérimentales du pneumocoque, nous nous trouvions, à cette époque, préparé à appliquer aux diverses infections pneumococciques la méthode qui venait d'être créée.

Nos premiers essais, dans lesquels nous nous bornâmes à calquer pour le pneumocoque lépreuve de Widal pour le bacille typhique, demeurèrent infructueux.

Poursuivant notre étude du mode de développement du pneumocoque dans les divers milieux de culture, nous fûmes bientôt amenés, avec M. Bezançon, à saisir une différence capitale entre le pneumocoque et le bacille typhique au point de vue de la culture dans le sérum humain, et à déduire de cette constatation un procédé de recherche de la séroréaction, spécial au pneumocoque.

La technique une fois précisée, nous avons étudié systématiquement tous les cas d'infections pneumococciques que nous avons observés au cours de notre internat. Gommencée

FCO

dans le service de M. Balzer, cette étude a été poursuivie dans le service de M. Landouzy, puis dans celui de M. Chauffard, et terminée dans celui de M. Dieulafoy.

La synthèse des documents que nous avons ainsi accumulés nous permet aujourd’hui non seulement d'établir la valeur de la séroréaction pneumococcique sur une base plus large que lors de nos premières communications, mais de dégager quelques conclusions d'ordre plus général: nous voulons parler de la notion de la diversité des échantillons de pneumocoques vis-à-vis de la réaction agglutinante,et des conséquences qu'on en peut tirer au point de vue des rapports des espèces microbiennes saprophytiques avec le phénomène de l’agglutination.,

La partie technique et expérimentale de ce travail a été poursuivie avec la collaboration de M. Fernand Bezançon ; personnellement, nous nous sommes plus spécialement attaché à l’application au malade, au contrôle à l'hôpital, des notions fournies par le laboratoire.

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