‹ L'agonie d'IsraëlChapitre 2 sur 50 · PREFACE DE LA NOUVELLE ÉDITION · texte numérisé non relu

PREFACE DE LA NOUVELLE ÉDITION

Pourquoi une nouvelle édition de ce livre .?

Deux faits nouveaux survenus en ces derniers temps, deux faits bien distincts, du reste, l'un étant d'ordre biologique et purement scientifique, l'autre d'ordre social et touchant aux événements déplorables qui, depuis quelque mois, ont causé dans ce pays une si profonde émotion, la justifietit pleinement.

L'Agonie d'Israël, qu'il me soit permis de le dire, est bien doublement d'actualité^ en un temps où grâce au docteur Shenck de Vienne, la question de la procréation volontaire des sexes vient d'être exposée, sur ses vraies bases, devant le

b PREFACE

grand public, en un temps où pour des causes onidtiples et sur lesquelles je rCai point ici à insister y il est indéniable que se trouve aujourd'hui créé en France un redoutable parti anti' sémite, parti tout nouveau et qui a conquis cependant, à tort ou à raison, jeneveuxle discuter actuellement, une importance considérable.

En ce qui concerne le problème de la procréation volontaire des sexes, on permettra à V auteur de ce livre de faire observer ici, que plusieurs années avant le savant autrichien, il a posé la question sur S07i véritable terrain, celui de l'histoire naturelle pure, appliquant les enseignements que fournit la biologie à V étude de tout une race humaine et des plus anciennes.

Quant au phénomène social si actuel de la naissance en France d'un violent et considérable mouvement antisémite, mouvement dont les conditions de la vie générale ne pouvaient naguère encore permettre de prévoir la formation, la réédition actuelle aura peut-être cette utilité de montrer que la solution de la question

PRÉFACli . 7

n'est point, comme d'aucuns semblent le croire, dans les moyens violents, dans une sorte de Saint-Barthèleiny des fils d'Israël, mais bien dans le libre exercice des phénomènes biologiques qui règlent V évolution des races.

Et, c'est pourquoi, afin de mieux conserver à mon livre son caractère d'impartialité, je n'' ai point voulu, malgré les commodités offertes, puiser — ce qui était des plus faciles — des arguments nouveaux dans les faits lamentables de ces derniers mois.

Si /eusse agi ainsi, peut être ne me serais-je pas dégagé — malgré mon vouloir — de faire œuvre de passion, et aurais-je diminué, au profit d'une concession à V actualité, la valeur des enseignements que nous donne l'observation des faits biologiques et sociaux.

Aussi bien, était-il inutile que j'entreprisse ces rapprochements.

Le lecteur avisé, celui qui veut aller au fond des choses, celui qui sait en chercher la philosophie, saura aussi, de lui-même, établir de

Page 1