‹ L'agonie d'IsraëlChapitre 4 sur 50 · LA RACE JUIVE DEVANT LA SCIENCE · texte numérisé non relu

LA RACE JUIVE DEVANT LA SCIENCE

L'exode du peuple juif. — La question juive fut de tous temps.

— Elle fut toujours sociale, jamais religieuse. — Le péril juif. — La lutte fatale. — Les enseignements de la science.

— Inexorabilité de la loi du struggle for life, — La dispari. tion de la race juive.

Lorsque l'on suit d'une façon attentive, et en y apportant quelque esprit critique, les phases diverses de l'évolution à travers les siècles de ces quelques nations, grandes ou petites, aux civilisations plus ou moins raffinées, qui depuis deux mille ans se sont partagé l'Europe, on est de suite frappé par un fait dont la répétition constante, aussi bien dans le temps que dans l'espace, prend bien vite une signification singulièrement intéressante.

Ce fait, c'est l'exode véritablement étonnan du peuple juif se répandant à travers le monde aryen sans jamais y trouver de patrie, toléré seulement, souvent pourchassé avec une sauvagerie que ne peut suffire à expliquer la passion religieuse, et cependant réapparaissant toujours fort et toujours maître, grâce à la souveraine suprématie de l'or.

La question juive, en effet, est loin d'être nouvelle. Elle date, — l'histoire nous le prouve, — des premiers temps mêmes d'Israël, et s'est manifestée en Egypte sous les Pharaons, tout comme elle se manifeste dans notre Europe moderne.

En tous temps, les juifs furent regardés comme Vennemi par les peuples au milieu desquels ils vivaient, et c'est ce qui nous explique comment, durant tout le moyen âge, à des époques presque périodiques, nous voyons en chaque ville ou village les chrétiens se lever, comme entraînés par une force invincible, et marcher à la croisade contre Juda. Et, entre ces périodes de violences,

le juif ne bénéficie même pas de l'indifférence ; il est et demeure toujours l'être abject et méprisé.

D'où vient ce mépris, d'où cette passion ? C'est que, de tout temps, la question juive fut de nature purement sociale, et non point religieuse, en dépit des prétextes qui motivèrent les soulèvements violents contre les fils d'Lsraël K

Les « sus aux hérétiques! » proférés par une populace déchaînée et furieuse avaient en réaiilé une autre signifîcationet n'étaient vraiment qu'un cri de ralliement pour les soldats de la misère se rébellionnant enfin, las de leurs exactions, contre les afîameurs.

L'histoire d'hier étant celle de demain,»les causes se répètent et pareillement leurs conséquen-

1. Dans la séance du sénat italien du 17 février 1879, M. le marquis Popoli, l'un des fondateurs de l'unité italienne et l'ami du roi Victor Emmanuel, a prononcé les paroles suivantes :

f La question des juifs n'est pas en Roumanie une question religieuse, c'est une question sociale. Les juifs en Roumanie sont envahisseurs. Les Roumains ne veulent pas être opprimés par eux. Les juifs appauvrissent laRoumanie par l'usure. Us ne parlent même pas la langue roumaine. »

ces, et les transformations ne sont que de détails. Et voici comment, aujourd'hui comme aux temps anciens, nos sociétés se sentent menacées par un péril juif, et cela d'autant plus vivement que nos mœurs, affinées par dix-huit siècles de civilisation, et justement en raison de cette civilisation, se trouvant imprégnées d'un sentimentalisme faussement libéral et philosophique, ont donné aux juifs toute commodité d'exercer longuement leur action dissolvante.

Aujourd'hui, par exemple, la nlesure semble comble, et la goutte d'eau qui doit faire déborder le vase est proche de tomber.

« Si j'en crois certains présages, en France, d'ici à très peu de temps, il n'y aura plus déplace au soleil que pour les protégés cosmopolites des consistoires d'outre-Rhin ou de la Société des missions de Londres, et, comme les catholiques, les libres-penseurs non sectaires seront proscrits ou persécutés ^ »

i. Revue rrançaise,âa 15 novembre 1889.— Lionel Radiguet, « Alléluia de la Juiverie ! » p. 588.

Tel est le cri d'alarme que lançait naguère, dans un remarquable article de la Revue française, un écrivain distingué. Or, cet appel douloureux n'est point présentement une manifestation isolée et platonique ; bien au contraire, il trouve aujourd'hui des échos terribles, non seulement en France, mais aussi en Allemagne et surtout en Russie et en Autriche, où la crise juive est particulièrement âpre et redoutable.

Au surplus, en ce temps, Israël tout entier sait que la lutte est inévitable et que le jour est proche où, suivant le mot d'un juif connu à M. Jacques de Biez, mot rapporté par M. Edouard Drumont, « nous irons combattre sur la place de la Concorde pour savoir à qui restera Paris ^ ».

Et pourtant, cette lutte sans merci, qui dès à présent apparaît comme fatale, est-elle réellement bien nécessaire ? Et, en vérité, n'y a-t-il que la révolte qui puisse rétablir l'équilibre normal actuellement détruit ?

1. Edouard Druraont. — La France juive devant l'Opinion^ p. 17.

Heureusement, iioû ! La science, en effet, nous apprend que ce qui a nom la justice immanente n'est point une simple rêverie de moraliste, et, d'une manière concluante, elle nous démontre qu'il est à la question juive une solution inattendue, inéluctable cependant : la disparition delà RACE survenant par des causes naturelles, en raison même des lois inexorables de la lutte pour la vie.

L'HYPERPOLYANDRIE JUIVE.

Utilité des observations démographiques. — Les recensements dans l'antiquité. — Les dénombrements modernes. — La répartition des sexes dans les races humaines. — La prédominance numérique de l'élément mâle. — L'hyperpolya-ndrie des races européennes. — Naissances légitimes et illégitimes

— Une anomalie apparente. — Les rapports des sexes dans les divers pays. — Examendes statistiques coloniales. — Les rapports des sexes en Nouvelle-Calédonie, auxîlesMarquises, à Tahiti et Moorea, aux îles Tuamotu et aux îlesGambier.

— La prédominance masculine est constante. — Quelques exceptions. — Exagération de l'hyperpolyandrie chez les Juifs. — Observations nombreuses à ce sujet. — Comparaisons entre les naissances des Juifs et celles des autres races.

— L'hyperpolyandrie chez les Roumains. — Les Juifs en Algérie. — Le relevé des naissances juives en Algérie.

Un peu de tous temps, les hommes ont compris l'intérêt des observations démographiques. L'existence même des peuples étant implicitement liée à la plus ou moins grande multiplicité de leurs membres, il était naturel et fatal que

l'on se préoccupât de mesurer en quelque sorte la vitalité nationale en faisant le simple dénombrement des individus.

Aussi, trouvons-nous dans les histoires les plus reculées la mention de recensements nombreux portant parfois, mais rarement, sur le total global des sujets, plus ordinairement indiquant, uniquement, la quantité des hommes valides, ou mieux des guerriers, c'est-à-dire de ceux dont la mission était d'assurer à l'ensemble de la communauté la sécurité et une prospérité florissante.

Aujourd'hui, nous procédons avec plus de méthode ; nos civilisations, en effet, ne sauraient s'accommoder de renseignements aussi sommaires.

Nous voulons connaître non pas seulement des totaux bruts, mais la décomposition complète de ces totaux, et, fidèlement, nos relevés statistiques enregistrent les diverses particularités intéressant l'âge, le sexe, la race, la nationalité, aussi bien que l'état social de chacun d'entre nous.

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Cette minutie dans le détail observé est loin d'être sans objet, et nous lui devons plus d'une constatation importante.

Il en est, entre autres, une, simplement curieuse à un premier abord, et qui, cependant, est d'une grosse conséquence : c'est celle qui est relative à la répartition des sexes dans les races humaines. Lorsque l'on considère, en effet, les tables de recensement des diverses nationalités, il est un fait qui se dégage tout d'abord et frappe par sa constance à peu près absolue, c'est la prédominance numérique en faveur des êtres du genre masculin.

Chez les peuples civilisés, en Europe, notamment, l'hyperpolyandrie, — c'est ainsi gue l'on désigne cette numérique prédominance masculine, — se manifeste toujours ; il n'y a, entre les diverses nations, que des différences de degré, et c:s différences sont en général assez faibles, ainsi que le prouvent tous les pourcentages établis par les démographes.

En Europe, la prédominance mâle est d'envi-

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roii 5 p. 100 en moyenne ; le relevé suivant, qui indique le nombre de naissances masculines pour 100 naissances féminines, et que nous empruntons à un remarquable travail du docteur Debierre, — les naissances étant réparties en légitimes et illégitimes, et les chi fifres portant toujours sur un total de plusieurs années, — est à cet égard d'un enseignement particulièrement concluant.

Pour 100 naissances féminines, il y a eu comme naissances masculines :

En France, pour la période 1856-1866 : légitimes 105,35, illégitimes 103,20 (ensemble 105,13) ; en Angleterre, 1860-1870 : légitimes 104, illégitimes 104 (ensemble 104,5) ; en Autriche, 1863-1870 : légitimes 106, illégitimes 104,6 (ensemble 106,4) ; en Belgique, 1850-1859 : légitimes 105,3, illégitimes 103 (ensemble 105,1) ; en Danemarck, 1850- 1859 : légitimes 105,1, illégitimes 104,3 (ensemble 105) ; en Hollande, 1860-1869 : légitimes 105,7, illégitimes 103,8 (ensemble 105,6) ; en Norwège, 1871- 1872 ; légitimes 105,3, illégitimes 105,3 (ensemble ^ 105,3) ; en Prusse, 1868-1874 : légitimes 105,4, illé-

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gitimes 105,1 (ensemble 105,3) ; en Russie, 1868- 1874 ; légitimes 105,1, illégitimes, 105,1 (ensemble 105); en Suède, 1801-1870: légitimes 105, illégitimes 104,6 (ensemble 101,95) ; en Suisse, 1867-1874; légitimes 105,3, illégitimes 100,5 (ensemble 105); en Italie, 1871-1872 : légitimes 104, illégitimes 104 (ensemble 104)*.

Un relevé, plus récent encore que ceux que nous venons de repi'oduire, effectué dans la ville dfc Lille, durant les années 1876-1880, par le même auteur, et portant sur un total de 5,936 naissances, donne, pour les enfants légitimes: garçons, 2,410; fllles, 2,297, soit, 95,31 filles pour 100 garçons ; — illégitimes : garçons, 617 : filles, 612^

L'examen de ces chifïres nous nîontre tout d'obord une particularité intéressante, c'est que l'hyperpolyandrie est d'une façon constante

1. Debierre. — « Quelques remarques sur les conditions ou les lois qui semblent présider à l'origine et au rapport des sexes. ï Revue internationale des sciences biologiques, année 1SH3, livraison d'avril, tome I", p. 346.

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