Archives Israélites, t. XXIV, année 1863, p
La juive, en effet, n'a guère de raisons pour tenir à la société de ses pères. Au contraire, par son entrée dans les familles catholiques, elle s'émancipe et (Revient l'égale, la véritable compagne de l'homme :
Les juives des hautes classes sont les éléments de la race israélite les plus assimilables aux sociétés d'Occident. D'ailleurs, certaines influences de milieu, certains contacts prolongés amènent fatalement la juive à tourner des regards d'envie du côté de la famille chrétienne, comme vers une sphère supérieure où elle pourra s'affranchir des infériorités originelles qui, dans la société sémitique, continueront toujours à planer sur la condition de la femme.
Et, femme dans l'acception la plus élevée du terme, possédant au plus haut degré toutes les qualités que l'on peut rechercher dans l'épouse et demander à la mère, elle franchit le seuil de la société chrétienne, libre de toute arrière-pensée judaïque, en répétant après Ruth : En quelque lieu que vous alliez, j'irai avec vous ; et partout où vous demeurerez, fy demeurerai aussi ; votre peuple sera mon peuple et votre Dieu sera mon Dieu : la terre où vous mourrez me verra mourir et je
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serai ensevelie où vous le serez, (Vulgate, livre de Ruth, chap. 1. v. 17 et 18 ').
Aussi, les juifs sentent-ils bien le gros danger qu'il y a pour l'avenir de leur race, dans cette émancipation des femmes Israélites par le mariage avec des goym.
« Ces alliances étrangères, contractées par des coreligionnaires et qu'on chercherait inutilement à excuser en invoquant des motifs tirés de l'ordre le plus humain, constituent, selon nous, de véritables trahisons qu'on ne saurait assez flétrir et dénoncer à la réprobation générale ^ », écrit M. H. Prague, au sujet des mariages mixtes entre juifs et chrétiens. Et, plus récemment encore, dans un article des Archives israèlites, du 22 mai 1890, M. Isidore Gahen, à propos de cette phrase extraite d'un article signé Edouard Snob et paru dans le Gaulois du 27 janvier, de
1. Lionel Radiguet. — Alléluia de lajuiverie. Etude sur les caractères ethniques, religieux, sociaux et politiques du Péril juif. (Revue française du 15 novembre 1889, p. 585).