‹ L'AgranulocytoseChapitre 24 sur 45 · HISTOLOGIE · texte numérisé non relu

HISTOLOGIE

Ce sont surtout les lésions de la moelle qui sont importantes. Les érythrocytes et mégacaryocytes sont en quantité normale. Cependant Elsa PÉTRI, dont la malade avait 4.106.000 G. R., signale que l’érythropoïèse était faible De même, SCHULTZ (1929) n’a vu sur les frottis de moelle que quelques mégacaryocytes, mais n’avons-nous pas remarqué déjà la tendance à l’anémie et à la thrombopénie qu’indiquaient vers la fin de l’évolution les numérations globulaires ? Les lymphocytes petits et grands sont en quantité normale, on ne voit qu'eux sur les lames, il n’y a ni polynucléaires, ni myélocytes et la réaction des oxydases sur ces frottis est, par conséquent, négative.

Elsa PÉTRI a vu d’abondants myéloplaxes. Les cellules réticulo-endothéliales sont souvent en prolifération. Ce dernier point a été remarqué aussi par SCHULTZ et KASTLIN y insiste beaucoup. Sur les frottis d'HUEBER quelques rares cellules jeunes de la série myéloïde sembleraient attester que l’appareil granulo-poïétique allait rentrer en activité. Cependant les numérations n'avaient pas montré un seul polynucléaire et la réaction des oxydases avait écé

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négative. Il est regrettable qu’on n’ait pas essayé l'épreuve de l’adrénaline qui aurait peut être déterminé une chasse globulaire. LEUCHTENBERGER aussi a pu voir quelques cellules sur lesquelles la réaction des oxydases était positive. DESPUJOLS, sur les frottis de moelle de son malade mort de perforation cœcale, a trouvé des polynucléaires, des myélocytes et des plasmocytes.

Au niveau de toutes les autres lésions on ne trouve pas non plus de polynucléaires.

Les ulcérations nécrotiques de la Zone buccopharyngo-laryngée ont leur fond constitué par la sous-muqueuse et souvent même la musculeuse au niveau du pharynx. La seule réaction alentour est une infiltration de cellules lymphoïdes avec quelques plasmazellen. Un cas de SCHULTZ est particulièrement intéressant : il n’y avait pas cliniquement de lésions amygdaliennes ou pharyngées et cependant à l'examen histologique SCHULTZ découvrit dans la profondeur d’une amygdale une zone nécrotique tout à fait comparable aux foyers nécrotiques du foie ; chez cette même malade, l’enduit œsophagien était constitué par un mycélium üGe champignons qui poussait ses prolongements jusque dans la sousmuqueuse. Autour des nécroses du tube digestif on ne trouve pas non plus de réactions.

La rate peut être hyperémiée avec nappe hémorragique systématisée au niveau des cordons de BILRROTH. Les follicules sont normaux ou petits et les nécroses, parfois très nombreuses, s’étendent jusqu'aux sinus veineux d’assez gros calibre dont elles peuvent détruire les fibres élastiques. Leur aspect est homogène, il n’y a ni polynucléaires, ni prolifération de type leucémique, ni globules blancs phagocytés, mais la prolifération du tissu réticuloendothélial est, comme dans la moelle, remarquable.

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Le foie : la stéatose cellulaire est fréquente, surtout à la périphérie du lobule (AUBERTIN), les cellules de KUPPFER sont normales. Quand il y a des nécroses il semble, dit SCHULTZ, qu’elles aient un rapport avec le système vasculaire. Elles sont volontiers périportales et ne sont entourées d’aucune zone de réaction lymphocytaire ou conjonctive.

Dans les ganglions on n’a jamais trouvé de grandes modifications.

Syndromes Agranulocytaires

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