‹ L'agricolture et la population en 1855 et 1856Chapitre 2 sur 40 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

Je publie aujourd'hui les observations que m'a suggérées la longue crise des subsistances ; elles ont paru successivement dans la Revue des Deux Monde», du 1*^ juillet 1855 au l""' avril 1857; elles forment ainsi une sorte d'ensemble, qui commence par Texposition universelle de 1855 et finit par le dénombrement officiel de la population en 1856.

Unepartiedecesétudes m'a engagé dans la polémique; je ne le regrette pas, car les idées que j*ai entrepris de propager pénètrent plus vivement dans les esprits sous cette forme que sous toute autre ; j'espère cependant pouvoir m'en tenir là et rentrer plus complètement désormais dans le calme domaine de la science.

(( Je ne crois pas, écrivait un jour Diderot à propos de Y Encyclopédie, le projet d'afiaiblir le luxe, de ranimer le goût des choses utiles, de tourner les esprits vers le commerce, ragriculture, la population, ni aussi difficile ni -aussi dangereux qu'on le croiL Quand il y aurait un inconvénient momentané, qu'importe? on ne guérit pas un malade sans le faire crier. »

PBÉPAGE. YII

Ces paroles écrites il y a un sièclei le 23 août 1759, sont tout aussi vraies de nos jours qu'alors ; la prospérité nationale a toujours les mêmes ennemis.

Je reproduis ces études à peu près telles qu'elles ont paru. Sur quelques points j'ai retranché des longueurs ; sur d'autres j'ai ajouté de courts développements; mais j'ai oru devoir conserver tout ce qui tient à l'ordre duH>nologique des faits et des idées, même au risque de

tomber dans quelques répétitions ou quelques incohérences apparentes.

On y verra comment j'ai été conduit en quelque sorte pas à pas, sans aucun parti pris d'avance, par le seul examendes faits à mesure qu'ils se sont produits, aux conclusions qui terminent ce travail et qui ont soulevé contre moi tant de clameurs.

Pbtbussk (Creuse), juillet 4857.

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