‹ L'agriculture aux États-UnisChapitre 30 sur 40 · LE COMMERCE EXTÉRIEUR · texte numérisé non relu

LE COMMERCE EXTÉRIEUR

Exportation agricole des États-Unis. — Les 133 millions de boisseaux que le Statisticien porte comme exportés ('} ne sont qu'une partie de l'exportation

t, beaucoup pins augmenté que la consomin&tion. Cette production, d'après le Census, était àe 4,3 boisseaux de blé (1,55 hectol.) par tel*) en 1819, de H,3(1,99hBctol.)e[i 1859, de 7,5(2,7 hectol.) en 1869, de 9,2(3,33 hectol.) en 1879.

(1) La proportion cipoKée a vitii de 40 p. lUO en 1879-1880, aimée

agricole des États-Unis. Leur territoire est la plus grande fabrique de substances alimentaires qui existe au monde; elle produit pour l'étranger comme pour sa propre consommation.

En efTet, si l'on distingue dans le total des exportations américaines la part de l'agriculture, on voit qu'elle figurait à raison de 81 p. 100, avec une valeur de 109 millions de dollars (560 millions de francs) en 1830; de 78 p. 100, avec 361 millions (1,859 millions de francs) en 1870; del4 p. 100, avec 627 millions (3,228 millions de francs] en 1890; de 74 p. 100 aussi, mais avec 799 millions de dollars en 1892 et avec 615 seulement en 1893 (1" juillet 1892-30 juin 1893) ('). Celte exportation agricole, dont la croissance avait été très rapide de 186S à 1881, a fléchi depuis cette époque; elle se relève à peine aujourd'hui et en somme elle a presque sextuplé en un demi-siècle. Si le rapport a baissé de 81 à 74, c'est que l'Amérique, devenant de plus en plus manufacturière, a plus de bouches à nourrir et exporte plus de produits fabriqués.

Les produits agricoles de l'étranger ont, à l'importation aux ÉUts-Uois, une importance moitié moindre, quoique considérable : en 1890, ils figuraient à raison de 47 p. 100 dans le total avec une somme de 374 millions de dollars.

Les chiffres suivants font connaître les principaux articles de ce commerce & l'exportation et les clients de l'Amérique .

de forte deniaofie en Europe, k St p. 100 en I3S3-1SS9. L'eiportation da maïB pe représente que 3 à H p. 100 de la récolte.

(I) La proportion a été de S3 p. 100 avec 689 millioas en 1880, anndo "Je gr»nde oïportalion de blé. (Voir b détail par année sur la figure da •lïUïiique n" 16 on appendice.)

37Ili É. LEVASSfiUR.

Uespoirtotion du blé avait atteint, en 1880, 1S3 mil- Iflen^deboiafteaux (SS millions d'hectolitres) ; elle a fléchi joisqni'^à 8&en 1889, puis elle est remontée à 157 en 1893 et descendue à 117 (40 millions d'hectolitres) en 1893 {^), Lai farine a. eu une marche plus régulière, presque etnutammânt ascendante : de 3,4 millions de barils en H»70), eUie s'est élevée à 15,3 en 1893 et à 16,6 en 4893,

parctt* que les Etats-Unis ont multipUé et perfectionné leurs mouliiis et qu'ils aspirent à retenir pour eux- BièHneff le bénéfice de la fabrication. Si Ton réunit blé et farÎHve (évalués en boisseaux de blé), on trouve qu'aueinve amaéer n'a égalé 1898 : 186 millions de boisseaux (6S HulËons d'hectolitres) avaient été exportés en 1881, arraDt lai cvîse agricole; 225 (81 millions d'hectolitres) l'ont été en 1892, en pleine crise ('). Mais la baisse des prix a ftiftili fléchir la valeur de cette exportation, qui était moiaiée jusqu'à 288 millions de dollars en 1880; eMie- n'atteignait pas 160 en 1890 (^) et elle était de 169 «H 1IS93>. Elle figure pour plus du quart dans la valeur totale de l'exportation agricole. L'exportation qui est èiMmé» dans le chapitre précédent comme représentant eft moyeniM 28 p. 100 de la récolte a varié suivant les 7éelDètes^ et ka débouchés. En 1860 elle ne représentait enmre» qu]e^,4 p. 100 de la récolte; en 1869-70 elle

(i) L'exportation par mer des États du Pacifique n'a commencé à avoir (fuelqua importance qu'en 1860 où elle était de 1,220,000 boisseaux ; en 1890, elle était de 9,590,000 boisseaux; elle a atteint son maximum en {86^2 aivee ^,183;000 boisseaux.

(2) Voir en appendice la figure de statistique n*" 18. Les États-Unis exportent aussi du pain et des biscuits (14 millions et demi de livres en 1893), ainsi que de Toatmill (5 millions et demi de livres). Les quantitités en boisseaux sont données d'après le Statistical abslract of the United States^ 1893, tableau 165. Converties en hectolitres elles ne pBéaentoat que de légères différences de calcul avec le Bulletin du mi- Tïïistère' de L Agriculture y nov. 1893, p. 75Ô.

(3) Voir en appendice la figure de statistique n*" 17.

l'agbicultl're aux ËTATS-UmS. 311

représentait déjà 20,8; elle s'est élevée jusqu'à 40,3 en 4879-80 à cause de la demande considérable de l'Europe : c'est la proportion la plus forte. L'amiée 1891 -9Î (37 p. 100) l'a presque égalée à cause de l'éDorme excédent de la récolte; mais la récolte médiocre de 1888-89 n'avait laissé que 21,3 p. 100 à l'exportation.

Le maïs, moins important, a atteint un premier maximum (99 millions de boisseaux) en 1886 et un second en 1890 (103 millions); mais son marché n'est ni aussi large ni aussi constant que celui du froment, et il a été restreint en Europe par des mesures douanières (').

L'exportationdu tabac, dontl'augmentationesttrès médiocre, a produit 32 millions 1/â de dollars en 1893 ('). Celle des graines de lin et de cbanvre a été de près de 2 millions de boisseaux en 1893 ; celle du houblon, de 11 millions de livres; celle des tourteaux, de 802 millions de livres.

Celle du coton n'a pour ainsi dire pas cessé de s'accroître depuis la guerre; de 1,000 millions environ de livres en 1870, elle a passé à 2,935 millions en 1892 et est tombée à 2,216 en 1893. La production, la consommation des États-Unis et l'exportation ont toutes les trois triplé en viugt-deux ans. Il n'en est pas de même de la valeur ; par suite de la baisse des prix, cette valeur est restée, à travers les oscillations annuelles, à peu près stationnaire, et, en somme, elle était moiodre en 1890

(1) Voir BU appendice \a, &g. n° 18. L'exportation du mal» n'a (ta qae de 46 millioni de boisseiiu^ valant 24 millione ot demi do dollars en 1S93.

L'eiportatioa des autres céréalca est peu importante, mais elle tend à augmenter ; on 48SS-S9, elle u éU de I,i40,000 boiueaui d'orge, 62t,0UO d'aioiue, 287,000 do seigle ; en 1893, de 3,000,000 do boUseaui d'orge, de 2,280,000 d'aioine.de ],l']7,O00 de seigle.

(2) Voir en appendice la figure de statistique n° 11, L'exportation du tabac est en effet i peu près ^itationnaire : 214 millions de livroB en 1813 et 2tS en 1893 avec un maiimum de 322 en 1S19.

la valeur totale de l'exportation d'animaux et produits aDimaus s'est élevée à 171 millions de dollars (880 millions de francs). Les États-Unis ont expédié, en outre, 358,000 animaux vivants, dont 287,000 bœuFs.

Principaux clients de P Amérique — L'Angleterre est pour tous ces articles le meilleur client des États-Unis. Ëlleaacheté jusqu'à iSO millions de dollars (SlSmillions de francs) de froment ou de farine de froment (année 1880}. Il est vrai que depuis 1880 la valeur de son importation a décliné et qu'elle n'était plus que de 68 millions (350 millions de francs) en 1890 ('). Néanmoins, cette somme, malgré ta diminution du prix, de la marchandise, était supérieure à la moyenne dos années 1871-1877. LaFrancen'a reçu de très grandes quantités de blé américain qu'en 1879 et en 1880, années où la valeur vendue par les États-Unis s'est élevée à S5 millions de dollars (283 millions de francs) ('). Depuis ce temps, grâce à de meilleures récoltes et sous l'inQuence restrictive du tarif prolecteur, l'importation en France a beaucoup diminué; elle n'est pas aujourd'hui plus forte que celle de la Belgique, qui a une population bien moindre ("). Les Pays-Bas et le Portugal sont aussi

1817 et l'éuit éleiée h 39 millioas do livres eu 1880, a décliné depuis ce temps et eatméma tombée de 15 millions en1S92 ï 8 en 1S93. Le frouiage a eu les mêmes vicïaailudes, avec au maximum de 147 miUiOQs de livres en 18BI et ua ctiiffre de 81 millions de livres en 1893.

des clients des Etats-Unis pour le froment et la farine (*).

Le maïs est expédié en grande quantité en Angleterre (66 millions de boisseaux valant 37,7 millions de dollars en 1878, Tannée de la plus forte exportation; 54 millions de boisseaux valant 23 millions en 1890; 17 millions de boisseaux seulement en 1893). Il Test aussi en Allemagne, en France, en Danemark, en Belgique, etc. ; mais la valeur des envois faits dans ces pays a très rarement dépassé 4 millions de dollars (').

La valeur des envois de coton en Angleterre a varié depuis vingt ans entre 166 et 97 millions de dollars; elle était de 148 en 1890. Cependant la quantité est en augmentation; toutefois elle est tombée de 2,872 millions de livres, maximum atteint jusqu'ici, à 2,1 S9 en 1893. Au second rang, mais bien loin derrière T Angleterre, viennent TEmpire allemand, pour lequel la valeur de l'exportation a passé de 18 (en 1871) à 43 mil-

tistical abstracl les exportations des Ëtats-Uûis pour les deux pays

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