‹ L'agriculture aux États-UnisChapitre 6 sur 40 · LOCALITÉS · texte numérisé non relu

LOCALITÉS

Auburn.

Normal P. O.

Tucson.

Fagetteville.

Fine Bluff.

Berkeley.

Fort Collins.

Newhaven.

Dover.

Lake City.

Tallabassee.

Athens.

Savannah.

Moscow.

Champaign.

Lafayetto.

Âmes.

Manhattan.

Frankfort.

Bâton Rouge.

New Orléans

O rono.

. LEVASSEL'R.

Masuchiiwtw.

Now Yor Nonh Cm

Virginia.

Wuhingloii.

West Virginia.

Mao'land Agricullnral Collage. . .

Eattero Drancfa of Marylinil Agri-

cullural Collège-

Agricultuial Collège

Instiiuta orTechnologj

Slato Agricultunl Collège

Collège of Agriculture olUnlversiiy

of MioneBoUL

Agrlculiural and Mochuiical Collège.

Aleoro AgriouUural aod Mechmical

Collège*

Collège of Agriculture and Uechimi-

LiDceln Initilute-. . .'

VDirerBit)' of MoDIuia.

L'niveraityaf Mcbraiika.~lnduBlrial t^ollBgo . .

.SlauOolTorsity. — AgriculturalColleg*

Collège of Agriculture aad Machauic

Rulger's Scientiflc Scbool

Agricullural Collège

A gricultural Collège of ComellUni-

Aariculturai Collegi '.'.'.'.'.'.'.'. Sha* UnivQtsitj*

StaieUniveraity. — AgriculturalCol-

AgricDitural ud Moch soi cl] Collège

suto Agrlcultural Ci'Ufge

Stale Collège

BrOB-u Univeraity

Clemaoa Collège

Claflio L'nliersitf '

AgricuUural Collège

Agrïculiural Colloge of Uoiveriiljof

Depuuneni for Colorod Sludents of

Uniïersiij of Tennessee"

Agricultural and Machanical Collège Prairie View Normal i^chool* . . ,

Agricultural Collège

Agricultural Collège of Un iïereitj- of

Agricultural and Mecbanical Collège.

HamplonNormallDititute'

State Agricultural Collège u>d

Schoeleof Science

Oniïeraity of Weet Virginia. — Agri-

Univeratty of Wisconsin. — Agriool-

Uniïorsily of Wjoming. — Agricultural and Mechanical Collège. . .

Agricultural Collège.

RnoxviUe.

Collage station.

Hompaiead.

ayant le double caractère agricole et mécanique, les autres exclusivement agricoles, affectées les unes aux blancs, d'autres aux gens de couleur, d'autres ouvertes à tous sans distinction de couleur, organisées plus ou moins complètement avec un cours d'études de quatre années (^), quelquefois avec quelques mois de conférences seulement. Quelques-uns de ces collèges, comme celui d'Ames dans Tlowa et celui de Minneapolis sont somptueusement installés. L'argent des subventions du gouvernement national auxquelles se sont ajoutées celles des États n'a pas toujours été bien employé et il reste encore beaucoup à faire pour répandre l'enseignement agricole.

Les stations d'expériences qui se composent de quatre à sept personnes, agriculteur, chimiste, botaniste, entomologiste, etc., sont au nombre de plus de cinquante dans vingt-quatre États, elles entretiennent une correspondance active avec les fermiers, dirigent les sessions des « Farmers institutes », contribuent largement à la publication des journaux et livres agricoles, et commencent, malgré leur imperfection et les attaques dont elles sont l'objet, à jouir de quelque popularité (').

Le gouvernement national ajoute aux subventions

(1) Daas le « Massachusetts agricultural collège », les études durent, quatre années et comprennent Tagriculturo^la botanique et l'horticulture, la chimie, la zoologie et Tart véturinaire, les mathématiques, avec Tarpentage, la physique et la météorologie, les langues (latin, français, anglais, et littérature avec l'économie politique), le dessin et la composition, les exercices militaires. Dans le « Michigan agricultural collège » les études durent aussi quatre années et comprennent les mêmes matières autrement distribuées et en outre, la philosophie morale, l'art forestier, la géologie, les exercices de laboratoire, etc.

(2) A la convention tenue à la Nouvelle-Orléans en novembre 1892, le président de V « Association of amerîcan agricultural collèges and experiment stations » disait : « The agricultural collèges at first largely failed to win the confidence of the farmers, those whose interests they were especially designed to promote. » Voir The officiai experiment sta-

dont je viens de parler des encouragements en argent, en semences, etc.

J'ai visité, en compagnie de M. le professeur Ely, la ferme d'expérience de l'universitd du Wîsconsin, son étable, sa porcherie, son jardio potager, ses terres de labour et ses prairies, dont l'installation, autant que j'ai pu en juger, m'a paru bonne. L'école d'agriculture entretient une correspondance de plusieurs milliers de lettres avec les agricuUeurs qui lui dcroandeat des conseils; elle publie des bulletins et des rapports qu'elle envoie à toute personne qui les lui demande. J'ai sous les yeux son neuvième rapport annuel et je vois qu'en 1891-92 elle a poursuivi d'intéressantes expériences sur l'élevage du mouton commun, sur la nourriture des vaches laitières et l'analyse du lait, sur la culture de la pomme de terre, de la betterave, etc.

Les grandes sociétés d'agriculture, les instituts de fermiers, les bibliothèques, les cours et conférences connus sous les noms de « Chatauqua movement » et de K University extension », contribuent à répandre des connaissances théoriques et pratiques sur l'agriculture. « Comme conséquence, dit un des professeurs du (1 Massachusetts agricultural collège », nous trouvons en Amérique un système d'éducation agricole qui est à peu près le meilleur que le monde fournisse. » L'auteur, il est vrai, tempère l'éloge en ajoutant qu'il n'y a qu'un trop petit nombre d'agriculteurs du Massachusetts auxquels leur fortune permet de profiter de ces facilités (').

Salaire. — L'ouvrier américain était opposé naguère

(ion record, pubtW lous le» mois par le Sacritaire de l'agriculluro; roir aussi, pour tout ce qui concerne les collègei d'agriculture, le Déport of Ihe commitsioner of educalioa for Iht ymi- 1890-91, p. 579 et auiv. (1) AnnaU oftht Amtrican Academy, March, 1891, p. 9S.

encore à Tintroduction des machines : il redoutait une diminution de la demande de Iravail et un abaissement du salaire. Il se trompait en Amérique comme en Europe , parce qu'il bornait sa vue à la première apparence des choses, comme on le fait souvent en matière économique.L'événement a dû le détromper. Il y a cinquante ans, la moyenne du salaire des ouvriers de ferme nourris était d'environ 9 dollars (46 fr. 35) par mois; elle est maintenant (année 1892) de $ 12,54 (64 fr. 55). Pour les ouvriers non nourris, elle est de $ 18,60 (96 fr.). Le travail est deveuu moins pénible et le nombre des heures de travail a diminué.

Le salaire des ouvriers non nourris se proportionne en partie au prix des denrées, mais en partie seulement; l'alimentation, quoiqu'elle forme, dans la plupart des pays, au moins la moitié des dépenses de la classe ouvrière, n'est pas tout son budget, et le mode d'alimentation lui-même varie, comme les autres dépenses, suivant le deg7*é d'aisance : ce sont des faits constatés par l'expérience et qui sont aujourd'hui communément acceptés par les économistes dans la théorie des salaires. En Amérique la nourriture n'est guère considérée que comme le tiers de la dépense de la famille ouvrière, puisque ]e salaire de l'ouvrier non nourri est équivalent aux deux tiers du salaire de l'ouvrier nourri. Cette proportion du tiers au lieu de la moitié indique à elle seule que l'ouvrier est dans une condition meilleure en Amérique que dans la plupart des pays.

La moyenne générale du salaire mensuel de l'ouvrier nourri étant de 6 dollars (^) au-dessous du salaire de

(1) M. Breail, dans son Rapport sui* V agriculture des États-Unis, p. 27, estimait, en 1879, la nourriture à 7.50 dollars.

46 É. LEVASSEt'R.

l'ouvrier non nourri d'après la statistique du Département de l'Ag^culture, la nourriture (avec le blanchissage dans beaucoup d'États) ressort à 30 cents (1 fr.) par jour. Toutefois cette moyenne générale, comprenant des pays oil le bien-être et les mœurs de la classe ouvrière sont 1res difTércnts, ne suffit pas pour apprécier l'état des personnes. Ainsi, dans la Géorgie et les Caroline la nourriture est comptée pour ^ 4,50 et M par mois; dans le New York et la Pennsylvanie, pour ^ 8 ; daas le Massachusetts et le Connecticut, dans la Californie et rOrégou pour j 10 et J i2. La journée de nourriture est donc estimée 17 cents en Géorgie, à 32 dans le New York, 43 en Californie et 44 dans le Massachusetts.

En 1893, le maximum de la moyenne par État se trouvait dans le Washington avec 37, SO dollars; le minimum dans la Caroline du sud avec 13,50.

Voici, pargrandes régions, le salaire moyen mensuel de l'ouvrier agricole non nourri :

On voit ainsi que le salaire des ouvriers de ferme est élevé dans l'est, région riche et manufacturière, où. la vie est chère, qu'il l'est aussi dans l'ouest, où la maind'œuvre est généralement très rare ; qu'il l'est un peu moins dans le centre et le centre-ouest, où la maind'œuvre est plus abondante et où le salaire est à peu

près égal à la moyenne générale des États qui n'ont jamais eu d'esclaves; qu'il est très bas dans le sud où les noirs, vivant de peu, dominent, et fournissent la plus grande partie de la main-d'œuvre.

L'ouvrier américain, dans la ferme comme dans la fabrique, a généralement non seulement un salaire plus fort, mais des habitudes de bien-être et d'indépendance plus grande que l'ouvrier européen ('). Entre sa condition et celle de l'ouvrier agricole indien, on pourrait dire qu'il y a un abîme (*). Le jour du repos hebdoma-

(1) Voici, commo terme de comparaison, les salaires agricoles en France (moyenne générale de la France et salaires de deux départements oii les salaires sont bas et de deux départements où ils sont haut], d'après la StalUtique Of/ricole de la France,

Résultats de l'enquête décennale de IHSt.

H M ë CÔTES- SEINE- S 4 -^

SALAIRES PAR JOUR. »"- . ^"'*"' «T- J kj fc

NORD. ^*^^"'- MARNE, g « iS

/ KU^. . I Hommes, j qq 1,48 2,73 2,50 1,98"

Nourris. . . ' Femmes. 0,68 0,88 1.65 1,40 l,li

( Hiver. I Ho>n°»«s. qji o,98 1.83 1,74 1 31

Ouvriers. ^ * Femmes. o.48 0,68 1,08 1,07 o,70

Été. . I Hommes, 1^2 2,36 4,30 4,00 3,11

. , I Femmes. 1 22 1 52 2,87 s 2s i «7

Non nourris. { *♦'* '''*•' ' *»^^ ^'**'

Hiver | Hommes. 1,35 i,g4 2,92 2,93 2,22

I Femmes. o,97 1,32 1,90 1,78 1,42

Été i Hommes. 1 97 2,08 3,65 3,92 3,10

Ouvriers maraîchers. . .{ * * ' ^"'"™"'- l'»» ^''^ 1,40 2,12 1.80

Hiver 1 Hommes. 1,74 i,63 2,80 2.96 2,38

I Femmes. i,08 1,12 1,62 1,90 1,39

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