‹ L'agriculture dans la province de Québec [microforme]Chapitre 22 sur 58 · LES DÉFAUTS DE NOTRE AGRICULTURE · texte numérisé non relu

LES DÉFAUTS DE NOTRE AGRICULTURE

Nos terres sont, en général, mal égouttées ; elles sont À peine ameublies ; l’ameublissement que l’on se contente de donner presque partout, dans les terres éloignées des villes, n’atteint guère plus de quatre à cinq pouces de la surface. La presque totalité de ces terres n’a jamais subi une seule culture sarclée, ou toute autre culture vraiment nettoyante ; aussi les mauvaises herbes de tout genre s’emparent-elles partout de nos terres. Enfin, au moins les trois quarts de nos terres cultivées n’ont jamais été engraissées convenablement, pas même une seule fois, peut-être, depuis leur premier défrichement.

Pendant que nous discutons sur le meilleur mode de conservation du fumier, il s’en perd encore presque partout, une proportion très notable à travers nos planchers d’étables. Et sur les fumiers qui sortent de Fétable, une partie considérable ne prend-elle point le chemin du ruisseau, le plus directement possible ? Qui dira que ces fautes sont exagérées par moi et que notre agriculture n’en souffre pas ?

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