‹ L'agriculture dans la province de Québec [microforme]Chapitre 36 sur 58 · LES FUMIERS PERDUS OU GASPILLÉS · texte numérisé non relu

LES FUMIERS PERDUS OU GASPILLÉS

Aujourd'hui chacun de nous sait combien le fumier augmente les récoltes, . surtout quand les graînes de chardon ne sont pas trop abondantes dans la terre ! Maïs combien de cultivateurs semblent encore ignorer que, par les lavages autour des étables, écuries, porcheries, ete., et la perte à travers les pontages, le plus grand nombre laissent écouler ainsi au ruisseau —sinon sur la glace des rivières, —la partie la plus soluble et la plus précieuse des fumiers ? En employant de la terre sèche derrière les animaux, surtout de la terre de savane desséchée d'avance, ou à son défaut, des tourbes également séchées d'avance et prises dans un relevé de prairie ou de pâturage rapproché des étables : en un mot, en empêchant les urines de se perdre, en empêchant une fermentation excessive des fumiers solides, nous augmenterons beaucoup l'efficacité des fumiers. Quand nous aurons pris toutes ces précautions, —que lon ne saurait trop recommander—nos meilleurs cultivateurs admettront qu’il

leur faudrait au moins trois ou quatre fois la quantité de fumier dont ils disposent, en vue de maintenir suffisamment la fertilité de leurs terres en culture. Examinons, en effet, ee que nous perdons en continuant à cultiver des terres appauvries. |

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