‹ L'agriculture dans la province de Québec [microforme]Chapitre 37 sur 58 · NOUVEAU SYSTÈME DE CULTURE · texte numérisé non relu

NOUVEAU SYSTÈME DE CULTURE

En commencant cet entretien, j'ai promis de parler d'un nouveau système de culture, par lequel il nous est maintenant donné de produire, à peu de frais, de bien meilleures récoltes que par le passé. Dans tous les pays bien organisés, les gouvernements et les sociétés savantes font,—depuis un bon nombre d'années déjà, — de grands efforts pour diminuer le plus possible le coût de production des denrées alimentaires. Ils y ont employé, chacun, plusieurs savants praticiens, aidés des chimistes agricoles les plus distingués. Il nous a done été démontré, à l'évidence, par des centaines et des milliers de cultures diverses, dans différents pays et dans toutes les variétés de sols et de circonstances, que les mauvaises récoltes dépendent, en grande partie du moins, de l'épuisement du sol. Ces démonstrations oculaires.—qu'ont suivi avec grande attention des milliers d’intéressés, dans différents pays d'Europe et d’Amérique,—ont prouvé à l'évidence que l'absence de Fune ou de Pautre de quatre matières fertilisantes distinctes, réduisent les récoltes, dans des proportions tout à fait étonnantes, —je pourrais dire alarmantes. Ces quatre matières si précieuses sont, heureurement, à la portée de tous les cultivateurs. Ce sont la chaux, la potasse, le phosphate où plutôt l'acide phosphorique, et enfin l'azote qui, à lui seul, forme environ les 4,5 de l'air atmosphérique que uous respirons. Dans sa divine Sagesse, la Providence à mis, presque partout dans le sol arable, et en abondance, tous les autres éléments dont se nourrissent les plantes. Elle a de plus créé en quantités inépuisables et mis, un peu partout, mais à la portée du cultivateur, les quatre éléments indispensables aux plantes et qui ne se trouvent point dans les terres épuisées, ou naturellement pauvres. À nous donc,—cultivateurs, jardiniers , arboriculteurs ou fleuristes, —d’étudier avec soin les lois providentielles, qui régissent toutes les cultures ; puis de donner au sol les soins.—surtout la nourriture,—dont il a un besoin absolu. :

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