EFFETS DES LÉGUMINEUSES SUR LES POMMES DE TERRE
Dans la partie du champ (No 1), qui avait produit l’année précédente des légumineuses, les racines de pommes de terre ont pénétré dans le sous-sol à une grande profondeur (à 40 pouces), grâce aux petits canaux creusés par les racines pivotantes et fortes du lupin, (figure No. 3). Celles du trèfle rouge
eussen! fait la même chose partout où celui-ci
EN aurait précédé immédiatement la patate. A VSYE « cette profondeur, les racines de pommes de CA Ù terre ont obtenu en abondance l’humidité Se LEE dont la surface était privée. De là une ré- 2e ji colte de 380 minots par arpent, soit quatre
fois autant que la moyenne, dans nos terres appauvries. On trouvera dans le “ Journal d'agriculture,” (numéro d’août 1895), tous les détails de cette très intéressante et surtout très profitable démonstration. A cha-
SR cun de nous, de répéter cette expérience au SR 3} # plus tôt, soit dans nos jardins, soit dans nos SSII champs, pour notre profit d’abord, et sur- Fig. 3.—LE LuPIN. tout pour le bien qu’en peuvent et doivent
retirer les cultivateurs qui nous entourent. Il y a donc ici plusieurs enseignements bien distincts: 10. la nécessité de donner à la pomme deterre un sol profondément ameubli, contenant tous les éléments de fertilité nécessaires : 20. de faire cette culture plutôt à lasuite d’une bonne récolte de légumineuses, à racines tortes et profondes, lesquelles assureront aux patates une nouvelle source de nourriture, enfouie dans les profondeurs du sol, et surtout l'humidité indispensable, laquelle manque le plus souvent dans les terres sèches et légères qui, autrement, conviennent bien à ces cultures, et leur assurent un goût et une qualité vraiment supérieures. Des recherches également intelligentes et soignées nous permettent de combattre, maintenant, avec une très grande efficacité, les diverses maladies de la patate qui, pendant plusieurs années, ont rendu sa culture des plus incertaines. Voilà, Messieurs, quelques-uns des heureux effets de la science appliquée à l’agriculture, en ce qui regarde cette partie très importante de nos moissons.
Voyons maintenant, dans la figure No. 4, l’effet produit en donnant à la plante une quantité plus ou moins grande d’azote, et une fumure complète des trois autres éléments ci-haut mentionnés. Dans les cultures de graminées ici représentées, le sol et les soins de culture ont été absolument les mêmes.
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Fig. 4.—EFFeTs DE L’AZOTE SUR LES GRAMINÉES (GRAINS, MIL, ETC.)
I. Engrais phosphaté II. Engrais phosphaté III. Engrais phosphaté IV. Engrais phosphaté et potassique et potassique et potassique et potassique pas d’azote. plus % gr. azote. plus 1 gr. azote. plus 114 gr. azote.
Et cependant, la récolte est de quatre à einq fois plus considérable, là où l'azote, l’acide phosphorique, la potasse et la chaux n’ont pas fait défaut. Au lieu de 7 à 8 minots d'avoine par arpent, que représente la récolte À gauche du tableau, ou de l'équivalent que l’on obtiendrait en d’autres grains ou racines, l'emploi judicieux des engrais de commerce donne de 28 à 35 minoi de blé par arpent, année moyenne, où un même équivalent d'augmentation pour les autres graminées ou racines.