LES ENGRAIS DE COMMERCE
Il est un fait, parfaitement confirmé par les expériences de sir John B. Lawes, et qui surprendra peut-être la plupart de mes lecteurs. Il donne
entièrement raison à mon bon ami, M. le curé de St-Léonard, contre tous ceux qui, tout dernièrement encore, doutaient hautement de sa véracité, au sujet des effets des engrais de commerce. Sir John B. Lawes démontre en effet que, d'année en année depuis 50 ans, et aussi bien maintenant qu’autrefois, il a obtenu et il obient encore, après 50 années de culture, à peu près les mêmes effets, avec les engrais de commerce qu'avec une abondance des meilleurs fumiers. Et s’il y a une différence, elle est, le plus souvent, en faveur des récoltes obtenues avec les engrais de commerce, pourvu, toujours, que la terre contienne suffisamment d’humus.
Il ressort donc de ces démonstrations que le cultivateur doit ménager tous les fumiers et en tirer le plus de profit qu’il peut, mais cela fait, s’il veut ne pas récolter le seulement tiers ou le quart de ce que ses terres non fumées pourraient lui donner, il lui faudra de la chaux, de la cendre ou de la potasse, sous la meilleure forme économique, et enfin, de l’acide phosphorique.