L'ÉCONOMIE DOMESTIQUE ET SON ENSEIGNEMENT
J'ai dit un mot tout à l’heure de quelques industries domestiques : de la production du beurre, des volailles, des œufs, etc., lesquelles gagneront beaucoup, infiniment même, au nouvel état de choses proposé. Laissez-moi mentionner ici, en passant, une création de date toute récente, mais qui nous promet, dans un avenir prochain, une transformation des plus heureuses pour notre agriculture. Il s’agit, Messieurs, de l'éducation pratique et complète de la classe la plus importante, la plus respectée, la plus admirée même des habitants de la campagne : des jeunes filles, les futures éducatrices des enfants de nos villes et de nos campagnes, les mères de familles chrétiennes de nos classes rurales !
Saluons ici, Messieurs, avec respect et reconnaissance, l’œuvre admirable des révérendes Dames Ursulines de Roberval. Souhaitons qu’elles aient bientôt de nombreuses imitatrices, et que, dans un avenir prochain, le plus grand nombre des maisons d'éducation de nos campagnes enseignent à leurs élèves, comme elles le font aujourd’hui, comment devenir des membres utiles à la société, et aussi, comment se préparer à faire le bonheur et la fortune de ceux
avec lesquels elles sont appelées à vivre. Ai-je besoin de demander si nous souhaitons à ce nouveau et parfait système d’éducation un succès complet ?