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LE NOUVEAU-BRUNSWICK

Cette province, qui touche à la limite ouest de la Nouvelle-Ecosse, a une superficie de 25,200 milles carrés, dont la moitié environ est en forêts et en bois. Les espèces d'arbres sont pratiquement les mêmes que celles de la Nouvelle-Ecosse. La population est d'environ 322,000 habitants. Dans le passé, l'exploitation des forêts a été l’industrie principale, mais la culture du sol augmente rapidement en importance. La plus grande partie de la surface du pays est ondulée, mais il y a dans la partie nordouest de nombreuses chaînes de montagnes, dont quel-

ques-unes atteignent une élévation de 1,200 à 2,000 pieds et sont boisées jusqu'à leur sommet. Le climat est moins tempéré que celui de la Nouvelle-Écosse, et la température y descend plus bas en hiver. La précipitation annuelle moyenne est de 44 pouces. Le printemps s'ouvre ordinairement plus tard que dans l'ouest de j'Ontario, et les étés sont en général moins chauds ; les cxtrèmes de chaleur y sont aussi rares.

Progrès de l'Agriculture.

Une grande partie des terres cultivées sont riches et fertiles, et, quand elles sont bien cultivées, elles donnent en général de bonnes récoltes de grain. Il ya aussi dans cette provinces des étendues considérables de terrains endigués, où il croît de fortes récoltes de foin. D'après les relevés agricoles il ÿ a environ un million d'acres en culture, dont moitié en prairies à foin; sur l'autre moitié, de beaucoup la pius grande partie est en avoine ; le sarrasin vient ensuite en fait d'importance, et après celui-ci les pommes de terre, le blé et l'orge. Le pays est bien adapté pour l’agriculture mixte, la production des grains et celle des animaux; les pâturages sont excellents et les récoltes de plantes-racines abondantes. On a dernièrement donné davantage d'attention à l'industrie laitière, et un grand nombre de fromageries et de beurreries sont maintenant exploitées avec succès.

L'Industrie fruitière.

Le climat du Nouveau-Brunswick est moins favorable pour la culture fruitière ; néanmoins cette industrie s'y développe de plus en plus. Il y a des vergers d'un bon rioport dans la vallée du fleuve St-Jean et dans d’autres en lroits abrités dans différentes parties de la province. Les vari'tés cultivées sont surtout des plus rustiques. L2s pommes du Nouveau-Brunswick ont la réputation de se ‘rarder longtemps, et il n’y a aucun doute que la culture du pommier pourrait y prendre une extension considérable et serait avantageuse, On récolte une abondance de petits fruits ; le temps frais au commencement de

an

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