FORCES PRODUCTIVES
L'industrie pastorale constitue la principale ressource de la république de l'Uruguay : c'est elle qui fournit en très-grande partie les moyens d'échange avec l'Europe et qui alimente pour ainsi dire exclusivement le commerce d'exportation. Cette industrie, il y a un quart de siècle, se bornait presque h l'élève et à l'exploitation des bêtes à cornes, des chevaux et des mulets. Mais depuis lors une industrie nouvelle a surgi : l'élève du mouton, en vue de la production de la laine, est devenu d'une importance toujours croissante. On a importé un grand nombre de brebis mérinos de race française (Rambouillet) et de race allemande (Ne-
gretti) Soutbdown, Leicester, Lincoln, etc. Dès lors les troupeaux ont acquis, à divers degrés, une amélioration sensible. En 1860, on estimait, en chiffres ronds, leur valeur à 38 millions de piastres, ou environ, 205 millions de francs.
On trouvera au tableau suivant les données de 1876 avec les augmentations comparées sur le bétail existant en 1860. Ces chiffres sont empruntés aux publications officielles f faites par M. Adolphe Vaillant, l'habile et savant directeur du bureau de la statistique de l'Uruguay.