‹ L'agriculture et l'élevage dans la République ArgentineChapitre 3 sur 140 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

L'idée d'un recensement des cultures agricoles et des différentes espèces de bétails répandues sur la vaste superOcie de notre territoire a été émise par le D» D. Adolfo E. Davila au sein de la commission chargée de diriger les travaux de Texposilion argentine à Paris.

Le but de cette idée n'était autre que de compléter l'exposition de nos matières premières par un compte rendu sommaire des conditions dans lesquelles celles-ci se produisent. En résumé il s'agissait de faire connaître pour la première fois, en se basant sur une énumération systématique, les espèces, les richesses et la répartition lopographique des cultures agricoles et de l'élevage du bétail.

Comme un semblable projet, mené à bien, ne pouvait que nous favoriser dans l'esprit des personnes et des entreprises qui s'intéressent à la prospérité croissante de la République Argentine, la commission de TExposilion n'hésita pas un seul instant à réaliser l'idée du D'' Davila, en votant à cet effet et à l'unanimité la somme de $ 100.000 et en nommant une sous-commission spécialement chargée d'effectuer ce recensement.

Cette sous-commission se mit immédiatement à l'œuvre, elle traça un programme de recherches, rédigea les instructions et organisa la forme du recensement dans les provinces.

Le recensement de la province de Buenos Aires se fît sous la direction immédiate du ministre de gouvernement, l'ingénieur D. Francisco Segui. Celui de Santa Fé se fit un peu avant l'époque fixée, en vertu d'une loi provinciale, sous la direction du D' D. Gabriel Carrasco, depuis longtemps bien connu pour ses travaux statistiques. Dans cette province on ne refit point le recensement, la période qui se serait écoulée entre les deux étant insuffisante. La même chose eut lieu pour la province de Entre Rios, qui fît également son recensement au commencement de l'année. Dans toutes les autres provinces et territoires nationaux le recensement se fit dans la première quinzaine d'octobre de l'année précédente (1888).

Le programme des recherches se divisait en deux parties, à savoir : les renseignements personnels, c'est-à-dire ceux qui concernaient les cultivateurs et les éle-

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