‹ L'agriculture et l'élevage dans la République ArgentineChapitre 41 sur 140 · RACE BOVINE · texte numérisé non relu

RACE BOVINE

RACE OVINR

Comme Ton voit, c'est la province d'Entre Rios qui a, relativement parlant, le plus grand nombre d'animaux d'élevage d'espèce bovine, tandis que l'espèce ovine se trouve en plus grand nombre dans la province de Buenos Aires. Dans la province de Corrientes et au nord de Santa Fé, le climat chaud est contraire à l'élevage des brebis, tandis que, dans les provinces méditerranéennes, c'est au manque de pâturages naturels dû aux grandes sécheresses, qu'il faut attribuer le peu d'élevage du bétail. La province de Jujuy qui se trouve déjà dans la zone tropicale doit à ses plateaux élevés de pouvoir se livrer à l'élevage des brebis. Les provinces de l'intérieur de la République sont, autant par leur climat que par leur sol et leur végétation, plutôt propres à l'élevage des chèvres qu'à l'élevage des brebis; l'espèce bovine s'y élève dans des champs de luzerne arrosés artificiellement autant pour la consommation de la contrée que pour l'exportation au Chili.

Le nombre d'animaux pouvant subsister sur des prairies naturelles de 100 hectares varie beaucoup dans une même province, et bien plus encore d'une province à l'autre. Ainsi, par exemple, si dans les provinces du littoral (Buenos Aires, Entre Rios, Santa Fé et Corrientes), qui sont bien supérieures aux autres en pâturages naturels, 120 animaux, d'espèce bovine, peuvent subsister, en moyenne, sur une étendue de 100 hectares, ce chiffre est à peine la moitié ou moins dans la plupart des provinces de l'intérieur.

Les établissements d'élevage de l'espèce ovine, qui trouve son meilleur climat

et ses meilleurs pâturages dans la province de Buenos Aires, peuvent en moyenne élever 700 animaux sur une étendue de 100 hectares, tandis que, dans les autres provinces moins favorisées parle climat et la qualité du terrain, ce chiffre s'abaisse forcément aux deux tiers, à la moitié et souvent moins.

Au sujet de l'élevage de la race chevaline, il n'y a qu'à répéter ce que nous avons dit pour l'espèce bovine.

L'augmentation de l'élevage du bétail est, sauf les légères différences provenant de la variélé du climat et des pâturages, à peu près le même dans toutes les provinces de la République Argentine. L'augmentation moyenne annuelle observée dans la province de Buenos Aires peut, sans erreur possible, s'appliquer à toutes les autres provinces. La moyenne observée est la suivante : 25 0/0 dans l'espèce bovine, 35 0/0 dans l'espèce ovine et 20 0/0 dans la race chevaline. Dans les provinces de l'intérieur où l'élevage des chèvres est prospère. Ton peut admettre comme augmentation moyenne 50 0/0 annuel.

J'ai déjà dit précédemment, que la province de Buenos Aires est la plus propre à l'élevage de l'espèce ovine, de sorte qu'il suffît de mentionner ici les réponses données par quelques commissions d'arrondissement au sujet du poids d'une toison, pour que le lecteur sache à quoi s'en tenir à ce sujet. Les chiffres sont ceux remis à la direction du recensement .

Kilos.

Caûuelas 2

Puan i.68

Marcos Paz 2 .50

Las Heras 2.50

Mar Chiquita 2.50

Lomas de Zamora 3

Rodriguez 3

Casleili i.90

Las Gonchas 2

Salto 2.50

Alsina 2

Loberia 2

Alvear 1.68

25 de Mayo 1.68

Suarez 2

Kilos.

Bragado 1.70

Lujan 2

Vecino 2

Guamini 1 .80

Olavarria 1 .50

San Nicolas 2.50

Junin 2.50

Tapalqué 2

Pueyrredon 3

Bolivar 1.70

Très Arroyos 1 .26

Trenque Lauquen 1 .70

Ajô 1.68

Giles 2.10

Rauch 2

Comme l'on voit, un tiers seulement de ces arrondissements indiquèrent un poids moyen supérieur à 2 kilos, et les deux tiers un poids de 2 kilos et plus. Le poids moyen qui résulte de ces trente indications, est de 2 kil., 07. Cependant, il ne faut pas oublier que la province a 86 arrondissements et que les 56 arrondissements qui restent pourraient sensiblement modifier le chiffre ainsi obtenu, si Ton arrivait à avoir les renseignements sur le poids moyen d'une toison.

Le poids moyen des animaux que Ton élève pour la boucherie est, dans le? provinces du littoral, de 125 à 150 kilos pour les vaches, de 200 à 250 kilos pour les boeufs, de 20 à 25 kilos pour les brebis et de 30 à 35 kilos pour les moulons.

Les animaux d'espèce bovine des provinces de Tintérieur, qui sont parqués en hiver dans des pâturages de luzerne, ont généralement un poids supérieur à celui que je viens d'indiquer. C'est une question d'alimentation et non de race.

Gomme ce recensement est, dans son genre, le premier qui comprend toute la République, Ton conçoit que les variations survenues dans le nombre des établissements d'élevage, pendant ces dernières années, ne peuvent s'apprécier d'une manière directe, mais seulement indirectement en étudiant les tableaux de l'exportation des produits de l'élevage.

Les chiffres qui suivent reaferment l'exportation pendant les dix-neuf dernières années, pour la majorité des produits, moins la laine qui embrasse une plus grande période.

Voici ces chiffres :

Laine.

UÊén

kiloi

iiiéft

kilos

iinérs

kilos

Uflées

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