Loc. cit.. t. II, p
20 l'â/^ricultubè modernb
Jes formations géologiques renferment naturellement, et de ce que Tatmosphère veut bien y ajouter chaque année ; aussi donnent-ils aux propriétaires de la Sologne le plus clair de leurs profits. On sème, on plante le pin sylvestre dans des terres qui valent 300 à 350 francs par hectare, de vieux champs usés et abandonnés par la culture, ou des landes que Ton défriche. Ces plantations coûtent de 30 à 50 francs par hectare et les semis beaucoup moins. Chaque hectare de bois revient donc à 350 ou 400 francs au plus et il produit entre 20 et 30 francs par an. C'est un capital placé à 6 ou 7<*/o ».
La transformation des landes de Gascogne est encore un exemple classique de l'application du système lorestier à des sols que Ton a simplement assainis à Taidc de quelques canaux d'écoulement mais qui ne sont, à proprement parler, ni cultivés, ni enrichis à Taide d'un apport de matières fertilisantes. Les travaux de Brémontier et ceux de Chambrelent ont substitué la richesse à la misère et à la souffrance dans cette région métamorphosée par Parbre.
« L'argent semble sortir de terre, écrit M. Cardot dans son excellent Manuel de VArbre^^ et il en sort bien, en effet. Ce sont des bois de pins qui le produisent, qui le font jaillir du sol, et le répandent sur toute la contrée, comme ifs répandent leur graine et leur parfum de résine. Ces bois, toute la population est employée à les exploiter, à les façonner, à les transporter sur les routes qui partout sillonnent le pays.
... « Autrefois, cette immense surface de 800.000 hectares comprenant les dunes et les landes de Gasco gne était presque sans valeur. Autrefois, les landes les plus rapprochées des villages ne trouvaient pas acheteur à 50 ou 60 francs l'hectare. On raconte même que