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LES SYSTÈMES DB CULTVfiB PRIMITIFS 1,9
en 1826, ce qui forme aiyourd'hui le bois Béhague était occupé par les fermes du Tranchoir, du bois d'Amblay et de Mocquegueule; ce dernier nom était significatif; ces terres en étaient si mauvaises qu'on n'y récoltait presque jamais rien. L'ensemble de ces trois fermes avait 555 hectares et était compris dans les prix d*acquisitionpour92.692francs, soit 167 francs par hectare. Les fermages étaient de 2,485 francs, ou 4 fr. 50 par hectare, mais les fermiers étaient obérés ^ et payaient mal. Dès 1827, M. de Béhague fit résilier IesJ)aux et, quelques années après, il vendit «ne partie du Tranchoir et du Bois-d'Amblay. Ce qui lui resta avec Mqcquegueule fait 440 hectares. Tout fut défriché, écobuéy puis planté#u semé en essences résineuses.
« Dans plusieurs parties, les pins ont été exploités à vingt-cinq ou trente ans. Ils ont été remplacés par de superbes taillis venus presque naturellement sous les couverts. Il a suffi, pour accomplir cette métamorphose, des plantations de bouleaux faites sur les bords des fossés d'assainissement et de quelques glands plantés dans les' endroits où les semis naturels faisaient défaut.
« Si, des 92.692 francs d'acquisition, on défalque les chiffres des ventes successives, se montant à 57.513 fr., il reste une somme de 35.179 francs à laquelle il faut ajouter 87.000 francs pour frais d'amélioration de toute nature, et enfin pour les intérêts de ces dépenses pendant les douze premières années. Il résulte de là que les 440 hectares actuellement améliorés et plantés sont revenus à la somme de 122.179 francs, c'est-à-dire à 277 francs par hectare. Or, le produit n'est pas inférieur à 30 (rancs par hectare et par an.
« Quelles améliorations agricoles ont donné jamais de plus brillants résultats?...
(( Les bois, dit M. Risler^, se contentent de ce que