RiSLEB, /oc. cit., t. 1, p
24 l'acbiculture modefPNe
Eafln, il faut avoir plus (Je bâtiments pour loger le bétail et les provisions de foin qui doivent le nourrir en hiver. Quelque riche qu'il soit, un fermier ne fera pas ces transformations s'il n'a pas un bail de plus de neuf ans ou, comme en Angleterre, la certitude d'être dédommagé, à fm de bail, pour les améliorations réalisées. C'est donc avant tout une question de fermage. Or, la plupart des baux sont passés par des notaires qui n'entendent rien à ragriculture et qui se contentent de copier des formulaires inventés au commencement du siècle. Pour les fermiers pauvres, c'est une question de crédit agricole. Leur propriétaire devrait être leur banquier et les aider dans ces améliorations, parce qu'il y gagnerait sans doute autant, si ce n'est plus, qu'eux. Mais beaucoup de propriétaires n'ont, hélas I pas plus d'instruction agricole que leur notaire ou leurs hommes d'affaires. D'ailleurs, ils sont peut-être aussi pauvres que leurs fermiers. Dans ce cas, c'est pour eyx une question de crédit foncier. »
Ainsi, nous le voyons, le problème technique est encore lié d'une façon étroite à une série de questions économiques. L'insuffisance des épargnes disponibles, rindifférence ou l'ignorance des propriétaires retardent des transformations utiles que la force des choses doit pourtant provoquer et qui sont progressivement réalisées. A mesure que le développement de la richesse agricole s'est produit, dès que les moyens de transport ont assuré aux denrées agricoles un débouché nouveau, nous avons vu que les caractères des progrès de la culture moderne étaient plus nettement marqués. La spécialisation de la production est alors devenue plus complète, l'aptitude naturelle des terres mieux respectée, et enfin Tabondance fut le résultat de cette meilleure utilisation du sol.