‹ L'agriculture moderne: (8. mille)Chapitre 45 sur 81 · L'ANIMAL · texte numérisé non relu

L'ANIMAL

L'animal représente la troisième machine employée par TAgriculture, le troisième agent de transformation et de production : machine vivante, elle aussi, conome la plante dont nous venons de parler.

La fonction du bétail est une fonction économique ; il produit de la force^ de la viande^ de la graisse^ des peauxy de la laine, de la soisy du lait et par suite du beurre et des fromages^ en utilisant des madères premières véritables représentées par des aliments végétaux.

La culture du sol produit ces matières premières ; le bétail les transforme en créant une valeur nouvelle qui doit toujours être supérieure aux valeurs détruites dans la même opération : valeur des aliments, valeur des soins, valeur de Tintérêt des capitaux représentés par l'abri, par l'instrument mécanique qui prépare Taliment, et enfin par Tanimal lui-même. Le problème technique est toujours en même temps un problème financier car le cultivateur a pour objet le profit, qui varie précisément avec Técart entre la somme des valeurs créées et le total des valeurs 4étmites,par la transformation opérée.

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Consommateur d'aliments végétaux représentant les matières premières qu'il transforme, le bétail est de plus producteur d'une autre matière première indispensable au maintien de la fertilité du sol : le fumier, véritable résidu industriel que la terre reçoit, qu'elle transforme, et que la plante utilise à son tour.

Le cycle des tranformations agricoles se trouve ainsi complété et en quelque sorte fermé. Nous avons vu plus haut à propos des « assolements » que le développement de la production végétale était subordonné au développement de l'élevage, en même temps que l'élevage restait, bien entendu, sous la dépendance étroite de l'accroissement de la production des aliments végétaux dont il a besoin pour grandir.

Ënfm, il ne faut pas oublier que le bétail faisant partie du capital agricole, ne peut augmenter de nombre, de poids, de qualité et de valeur, qu'à la condition de grossir les avances du cultivateur. Les progrès de l'élevage commandent donc encore le développement de l'épargne agricole, sous iorme d'animaux, sous forme d'avances nouvelles nécessaires au développement de la production fourragère. Comme toujours, le problème technique de la production rurale est inséparable d'un problème financier.

Les idées directrices que nous venons d'indiquer plus haut rapidement valent d'être développées et appuyées sur des travaux antérieurs. Celles qui se rapportent à la fonction économique du bétail offrent en particulier un très réel intérêt. Nous allons les étudier tout d'abord.

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